Livre du vendredi : Norbert et Kari

Le livre du vendredi

car, le vendredi, on lit !

lecture

 

Ce vendredi, je vous propose encore un style différent.

Ni un  roman autobiographique ni un polar, ni un roman d’anticipation.

Je vous emmène à la découverte d’un autre style, une autre facette de la littérature :

Les aventures de Norbert et Kari

de Godard (pas Jean-Luc, le drôle… Christian)

 

Allez, celà faisait un moment que j’y pensais. Je savais que j’y viendrai.

La vraie question était : quel sera l’ouvrage qui aura les honneurs de cette rubrique ?

Vous l’avez peut-être remarqué si vous suivez cette rubrique mais je ne parle que de livres aimés. Les autres, les « mauvais », je ne vois pas à quel tître je devrais leur faire de la publicité.

Car laissez-moi placer ici une citation de notre grand philosophe Amanda Lear :

« Qu’on parle de toi en bien ou en mal, aucune importance.

L’essentiel est que l’on parle de toi ! »

Donc… Tadadam…

La première série de bande dessinée dont je vous parle est « Norbert et Kari » de Christian Godard.

Que ceux qui crient « ce n’est pas de la littérature » sont priés de sortir de suite. Quant aux autres qui avaient déjà deviné grâce au subtil indice de l’image à la Une, vous pouvez continuer votre lecture.

 

Trame de cette série :

L’histoire se passe en Polynésie française sur une petite île perdue au milieu du Pacifique. Norbert, pour échapper au stress, à la pollution, et à la grisaille a fui la France et s’est arrêté sur cette île. Kari, jeune homme indigène, lui voue un culte, persuadé que son héros est fort, courageux, juste et que la civilisation occidentale est le modèle à suivre en matière d’évolution.

Comme je ne saurai faire mieux que l’auteur, voici sa présentation des personnages principaux :

norbert vendredi Norbert : délicieux farfelu. Naïf, il ne croit plus en rien.

Un jour, il en a eu assez du bruit, de l’agitation moderne et des chansons stupides, il a tout plaqué et est venu se réfugier à Taaratatah pour trouver la paix.

C’est raté.

Karikari : jeune Polynésien ami du précédent. Naïf, il croit en tout. EN la science et la civilisation, par exemple. Lit beaucoup. Ses connaissances très étendues mais complétement inutilisables vont de l’élevage du chortophila radicum en lieu clos, aux recherches sur l’action qu’exerce l’acide nitrique sur la nature nacrée des calculs biliaires.

Voue par ailleurs à Norbert une admiration aveugle et incompréhensible que rien n’est capable d’entamer.

lechinois

Le Chinois : le commerce fait homme. Unique commerçant de l’île, il vend (et achète) à des prix défiant toute concurrence, ce qui s’explique puisqu’il est le seul.

Champion du calcul mental, quand il se trompe, ce n’est jamais à son désavantage.

Kapadah-Petih : seul représentant de l’autorité légale.

Depuis qu’il a appris qu’un maire doit porter une écharpe tricolore, il s’est nouée la sienne autour du cou, et ne s’en sépare jamais. La laisse même traîner derrière lui pour mieux la mettre en valeur.

 

dontauquel

 

Dontauquel : Polynésien pompeux doté d’un extraordinaire talent d’orateur.

Capable de parler très longuement, et pour ne rien dire, quel que soit le sujet. Très écouté, il jouit de la considération générale.

 

groupe

 

Groupe de polynésiens particulièrement représentatifs (de quoi ?)

 

petit

 

Petit : étrange avorton prétentieux qui émet des phrases sentencieuses dont on se demande où il va les chercher. Construit des machines très compliquées qui font toutes Traktapoum. Fume la pipe.

Même l’auteur se demande d’où il vient, celui-là..

 

 

 

Critique :

Cette série fait partie de mes favorites, de celles que je peux lire et relire, celles qui continuent à me faire rire même après 50 relectures, celles dont les phrases sorties de leur contexte déclenchent en moi un sourire au minimum. Un exemple ?

« C’est beau comme un roman-photo mais c’est mieux dessiné ».

J’ai découvert cette série par hasard en fouillant dans le bac « occasions BD » d’une librairie dans le sud de la France. Je suis tombée immédiatement sous le charme de nos héros. Et je n’ai eu de cesse de réunir la collection la plus complète possible.

Les situations loufoques, les jeux de mots débridés, les quiproquos entre les deux amis… tout est prétexte à rire.

Chaque dessin est à scruter avec soin. Mille détails attireront votre regard et vous serez récompensé de votre perspicacité.

On ne rit pas assez en France, je vous l’ai déjà fait remarquer.

Et comme dit Monsieur Senior :  « même s’il faut s’avouer que ce qui fait rire est souvent personnel et subjectif, chacun doit travailler à combler cette carence nationale ».

Avec cette série, vous corrigez votre déficit, vous musclez vos zigomatiques et vos abdos, à force de contractions involontaires feront l’admiration de tous sur la plage l’été prochain.

Et votre culture générale s’amplifiera. Vous pourrez dire : « Norbert et Kari ? Bien sûr que je connais ! ».

Si vous désirez continuer sur votre lancée, lisez Martin Milan. Autre personnage de grand talent. Ah, le délice de ses réflexions !

Je vous devine. Vous en voulez plus encore et sans rien payer ?

Pas de problème. Christian Godard a créé un blog pour les adeptes.

Seule la lecture numérique vous accroche : bd-strip est fait pour vous

 

 

Titres de l’auteur (en tant que scénariste et dessinateur)

Norbert et Kari Bd

  • Norbert et Kari au royaume d’Astap
  • Le gugusse et les petits mutins
  • L’île aux monstres
  • Le maitre des abysses
  • L’élection
  • La pierre de nulle part
  • Un empire sur pilotis
  • Du rififi aux pays des otaries
  • La maison du kloune

 

Martin Milan 

martinmilan

  • Mille ans pour une agonie
  • Les clochards de la jungle
  • Adeline au bout de la nuit
  • L’émir aux sept bédouins
  • L’enfant à la horde
  • Il s’appelait Jérôme
  • Une ombre est passée
  • Les hommes de la boue
  • Destination guet-apens
  • L’ange et le surdoué
  • Eglantine de ma jeunesse
  • Le cocon du désert
  • La goule et le biologiste

 

Un vrai livre du vendredi !

 

 Sur ce, à vendredi prochain pour une nouvelle critique littéraire !

Bonne découverte, bonne immersionlivre du vendrediet bonne lecture !

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« Une pièce sans livre, c’est comme un corps sans âme  »

 Cicéron

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