MESAVENTURES EN VOYAGE ou tout n’est pas rose

Aventures et Mésaventures en voyage

ou tout n’est pas toujours rose

On voyage, on poste de beaux articles accompagnés de belles photos, on a vu des paysages fabuleux et incroyables, on a rencontré des personnes intéressantes et chaleureuses, on a découvert de nouveaux goûts… Oui, on en a vécu des aventures superbes.

Oui, moi aussi, je vous raconte tout ça au fil de mon blog. Je voyage, j’aime ça, j’organise ma vie en fonction de ce besoin et quand je vous écris, je vous raconte tout ce beau, tout ce magnifique, tout ce « tout va très bien, Madame la Marquise »

Vous vous en doutez, tout comme dans « La vie est un long fleuve tranquille », rien n’est jamais parfait, au minimum il y aura un micro grain de sable dans les vacances. Je pourrais dire que c’est ce qui rajoute du sel quand vous raconterez vos vacances, plus tard.

Aujourd’hui, après un billet un peu polémique sur les touristes versus voyageurs j’ai choisi de vous raconter quelques mésaventures de voyage qui me sont arrivées ici en France ou ailleurs. Si elles ne m’étaient pas arrivées, que vous raconterai-je maintenant ?

  • Le « je m’occupe de tout » et qui ne s’occupe de rien comme dans un sketch de Jamel. Un amitravaillant à l’aéroportnous promet un voyage de retour de rêve et discute avec l’hôtesse au sol. Résultat : voyageant à 5, nous n’avons jamais été plus éparpillés dans un avion que sur ce vol-là ! Impossible de nous disputer pendant les 12 heures de ce trajet.
  • Le harcèlement d’un camionneur : lors d’un trajet en stop entre Rome et Brindisi en Italie, j’ai dû jouer et surjouer l’imbécile avec un camionneur voulant se payer sur la bête. Lui « Viens ici ». Moi « Pourquoi faire ? » Lui « Viens ici ». Moi « Mais pourquoi faire ? ». Répétez des dizaines de fois et vous obtiendrez ma victoire par écœurement.
  • 9h de retard d’avion : départ pour le Nord du Vietnam. Bel aéroport que celui de Charles de Gaulle… mais 9h ! Conséquences ? Correspondances ratées : à la place de faire Paris-Hongkong-Hanoi, nous avons eu droit à Paris –Dubai – Hongkong – HoChiMin – Hanoi avec une longue attente à chaque escale (sinon, ce ne serait pas drôle). Et bien sûr perte temporaire des bagages pendant trois petits jours. Je vous laisse imaginer notre état de délabrement avec la durée du trajet, le décalage horaire et la mousson en avance.
  • seniors en vadrouilleDécalage d’un jour à Bangkokoui, superbe offre d’hébergement trouvée sur le net pour nous poser une semaine à Bangkok entre la Nouvelle Zélande et le retour sur Paris. Quelque chose me chiffonne depuis plusieurs jours mais quoi ? Ben oui, je me suis trompée d’un jour dans ma réservation. Donc, trouver un logement en urgence à Bangkok pour le soir même alors que nous débarquons dans l’après-midi? Fait : l’ordinateur captait bien Internet !
  • Tempête de neige à l’aéroport : Venise c’est beau, tout le temps, en toute saison. Et vivre Venise sous la neige, c’est une merveille. Mais savoir que son vol est annulé sans solution de rechange alors que nous sommes attendus au travail deux jours après… Cela nous aura permis de rentrer le lendemain en train à la place de l’avion et d’avoir plein de temps pour lire ! Merci les enfants pour le soutien logistique informatique largement plus efficace pour identifier les solutions de secours que la compagnie d’aviation en charge de notre retour.
  • Balade en bus en famille. Je pose le cadre. Malaisie, voyage en famille à 5. Nous voyageons entre Malacca et Kota Baru dans le nord de la Malaisie en bus. Bus garanti direct et sans escale. Nous nous installons, nous endormons. Oui, il est tard et le trajet est long. Nous sommes censés arriver au petit matin Je me réveille alors qu’un malais secoue mon jeune fils pour qu’il parte s’installer à l’avant. J’interviens, finis par hausser la voix alors que le malais m’affirme que c’est mon fils qui le souhaite. (C’est cela, oui !). Je surveille d’un œil et vais pour me rendormir quand Senior remarque une certaine agitation. Oui, il faut descendre de toute urgence, finalement le bus n’est plus direct, il faut en prendre un autre. Et nous voilà en pleine campagne vers 3h du matin. Le bus-relais est arrivé un peu plus tard et nous a enfin amené vers la destination choisie. Ouf !
  • Le logement longue durée n’ayant rien à voir avec ce qui était promisréserver un logement pour plusieurs mois sans le voir n’est pas évident. Deux exemples : une location en Martinique, crasseuse et bien loin de ce qui était noté sur le papier. Avec, de plus, une incapacité à rompre le contrat avant trois mois. Oui, pour une fois, je n’avais pas pris la peine de vérifier les commentaires des locataires précédents. Mais le plus beau dans cette catégorie reste Londres et sa charmante logeuse. Réservé plus d’un mois à l’avance, la propriétaire ne nous a donné l’adresse que sur l’insistance de AIRBNB la veille de notre arrivée. Imaginez-vous, début juillet, ayant prévu deux mois à Londres sans solution de rechange. Alors ? Alors, je n’ai jamais, vraiment jamais vu plus sale. Senior, ayant appris de Martinique qu’il est plus simple de faire « bon cœur contre mauvaise fortune » a astiqué la salle de bains et la cuisine, y consacrant une journée entière à chaque fois. Jolie expérience, non ?
  • Etre oublié par notre hébergeur : Imaginez-vous, la Nouvelle Zélande. et plus spécialement cette journée : Il pleut, il fait froid, vous avez hâte d’arriver et vous blottir sous de chaudes couvertures. Vous n’avez aucune crainte : vous avez réservé une chambre sur le net dans un hôtel pour une fois. Et… rien, pas d’hôtel, juste une résidence de vacances dans laquelle la responsable refuse de vous renseigner et vous met à la porte face à votre insistance. Personne d’autre à l’adresse indiquée, le portable ne capte pas sur le site, personne ne peut/ne veut vous renseigner. Passer la nuit dans la voiture ? Bof, pas franchement envie. Trop froid, pas assez de couvertures (pas de couvertures) et nous avons passé l’âge. Par chance, la gérante de l’hôtel le plus proche nous a dépanné en parvenant à joindre par téléphone notre propriétaire du jour en vacances en Afrique (je sais, ce n’est pas un pays mais ce fut sa réponse) et a réglé le problème avec toute la serviabilité et l’amabilité habituelle des néo-zélandais.
  • Dormir dans une gare, sur un banc, sur un tas de gravier : souvenirs de mes vacances de jeune fauchée où le moins cher du moins cher si je refusais de payer en nature pour dormir était : dormir sur un tas de gravier, dormir sur un banc, dormir dans une gare avec le balayeur qui passe tous les quarts d’heure. Le must du confort de cette époque : dormir dans une voiture ! D’où l’avantage d’avoir 20 ans sur mes +50 d’aujourd’hui. Dormir dans une voiture maintenant ? Même pas en rêve !
  • Nous faire voler nos affaires en Grèce (papiers et argent) : que fait une toute jeune adulte accompagnée de sa petite sœur mineure qui se fait dépouiller de tout à l’étranger ? Elle appelle Papa-maman à la rescousse en PCV. J’ignore si ce système d’avant Internet et des portables existe toujours. Mon père, joint, m’assène : ça vous apprendra à partir à l’étranger et raccroche. Alors ? Ben… On se dit : OK, on va se débrouiller. Comment ? Aucune idée… ! L’histoire finit bien car une gentille famille grecque rencontrée grâce à une chance incroyable et à mon ange gardien hyper-musclé nous a aidé à refaire nos papiers et nous a avancé l’argent nécessaire pour ces mêmes papiers et pour rentrer en train 15 jours plus tard. Je n’ose imaginer l’angoisse de ma pauvre mère sans nouvelle de nous pendant deux semaines. Un petit mot pour les personnes devant se faire refaire leurs documents officiels à l’étranger : il faut payer l’équivalent de ce que ces mêmes documents vous coûtent en France. Si vous vous êtes TOUT fait voler, faites comme nous, dénichez un bon samaritain et tout comme nous, remboursez le dès votre retour en France !
  • Me faire voler mes affaires en Yougoslavie : oui, je sais, je cumule parfois. Même époque que la Grèce mais seule, cette fois. Trajet en bus d’Athènes à Berlin en passant par la Yougoslavie. Mon sac est avec moi et je m’endors. Le bus s’arrête deux fois avant d’arriver à Venise où j’ai prévu de descendre. Et bien sûr, à l’arrivée, plus de sac, volatilisé. Ne me reste que le sac de couchage dont je m’étais couverte pour dormir. Il est 23 heures, je suis sur le quai de la gare de Mestre (même pas dans le cœur de Venise). Ma réaction ? Très adulte ! M’asseoir sur le trottoir en serrant très fort mon sac de couchage alors que le bus s’éloigne sans moi et me mettre à pleurer et envoyer promener les deux jeunes filles qui m’abordent. Elles ont insisté, m’ont consolée, nourrie et logée. Elles m’ont même emmenée passer quelques jours à la campagne, le temps de régulariser ma situation officielle (car plus de papiers officiels si vous suivez) et je suis rentrée sagement en train avec un billet d’indigent, fourni gratuitement par l’Etat italien pour quitter son territoire  à l’époque. Oui, je suis plutôt vernie.
  • Le camionneur dangereux : lors d’un trajet en stop, en France, me faire courser par un camionneur armé d’un grand couteau. Si ! J’étais pressée, donc, j’ai grimpé dans ce grand camion contre l’avis de mon intuition. A mon refus de payer en nature mon trajet, Monsieur s’est énervé, m’a re-demandé si j’étais certaine de ma réponse, s’est garé et a plongé la main sous son siège pour la ressortir avec une belle arme blanche. J’ai sauté du camion et couru, plus vite que jamais, poursuivie par le camionneur armé. Un autre camionneur assistant à la scène est venue à ma rescousse en s’arrêtant à ma hauteur. Ouf, jolie frayeur !

 

Bien sûr, il y en a eu d’autres, des plus classiques comme les petites arnaques, payer plus cher que prévu pour un service ou un produit, les tentatives d’extorsion de fonds par de faux policiers ou le membre de la famille éloignée augmentant le prix du loyer de notre logement d’une taxe à usage personnel mais rien de grave, non ? On attend toujours, le remboursement, Mister J.R !

 

Le mot de Senior

Voici un panel de quelques mésaventures de ma douce et tendre classé selon la sacro-sainte et toujours un peu subjective progression vers le pire. Se mélangent celles où disons l’insouciance leur fait source et auxquelles répond l’ange gardien providentiel, avec les autres un peu plus luxe où la réalité trahit l’attente et là on apprend.

Par exemple et pour rire avec notre bonne France : s’il vous arrivait de vous retrouver à l’étranger démuni de tout (avoir au plus ses vêtements sur le dos mais rien en poche), la géniale idée de faire appel au consulat pour retrouver une identité administrative et donc exister au regard des autochtones n’est qu’une illusion. Car on vous y répondra : oui pour refaire les papiers a priori (souvent simple laisser-passer pour rentrer chez vous) mais non si vous ne pouvez pas les payer.

 

Quelle est votre anecdote préférée ? Pourquoi ?

Et vous, quelle est votre pire mésaventure en voyage ?

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  • vous avez vécu une mésaventure en avion

4 comments

  • Ninou

    Hihihi ! Face à tout cela, la calédo a du être inodore, incolore, insipide 😀
    Ah non, y’a le cass’pas la têt’ local qui casse vraiment les pieds 😀 Hihihihi !
    — — —
    Ne change rien, j’adore toujours autant te lire, tu mets un coup de boost à ma journée, dès que je pose les yeux ici.
    Bisous mes deux seniors en vadrouille et @ très bientôt 😉
    On pense fort à vous.

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  • Masso

    Sur le coup, la pillule a dû mal à passer, mais après ça en fait un souvenir à raconter. Et quand on voyage en groupe d’inconnus au départ, ça renforce les liens!
    Été 2010, équipe de 8 jeunes voyageant pour un camp itinérant au Portugal. N’ayant pas trouvé de logement gratuit dans une grande ville, nous avons dû dormir dans une gare. Enfin je dis « dormir ». Mais interdit de s’allonger, un garde qui passe tous les quarts d’heure et qui crie à chaque fois dès qu’un de nous fait mine de s’allonger, finir par faire des jeux de cartes sur le quai: à quoi bon essayer de grapiller du sommeil! Les jours d’après, nous en avons ri ensemble, mais sur le coup dur, dur! Ça pimente le voyage et ça fait partie de l’aventure! 😉

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    • Oh ma pauvre ! J’ai testé et moi non plus, je n’ai pas apprécié ! Rassurée de voir que même les moins de 20 ans n’aiment pas les nuits dans les gares…;-)

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