Nous sommes tous des abrutis de touristes

Nous sommes tous des abrutis de touristes !

 

Petit billet d’humeur, voire coup de gueule (il y avait longtemps) sur un thème qui m’agace depuis toujours et quasiment à chaque fois que je lis un blog de voyage. Touristes et Voyageurs.

Tout le monde se veut Voyageur et non Touriste.

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Ah, le Maudit Touriste ! Sous ce terme, on imagine bermuda ample, marcel blanchâtre, bob Ricard sur la tête, inculte, préoccupé seulement par l’idée de ne pas se faire arnaquer, insensible aux beautés extra-hexagonales et qui ne se déplace qu’en troupeau.

Par contre le Voyageur, cet être mythique, se déplace seul, toute sa vie résumée dans le sac à dos énorme qu’il trimbale sur son dos. Il ne découvre pas de nouvelles contrées ; il les vit de l’intérieur, tel un Local, autre être mythique. Il mange, il dort, il respire Local. Quelle illusion !

Pour simplifier mon propos, vérifions les définitions de ces trois mots  selon Larousse :

Voyageur, Voyageuse : Personne qui se déplace fréquemment hors de son pays, de son lieu de résidence, qui a l’habitude de voyager.

Touriste : personne qui pratique le tourisme. Le tourisme est l’action de voyager, de visiter un site pour son plaisir.

Local : qui ne touche qu’un lieu, un groupe, un milieu bien circonscrit.

Un Voyageur veut vivre comme un Local, se loger comme un local et dépenser comme un local. Peu importe que ses revenus soient moult fois supérieurs à ceux des habitants du pays traversé. Il vit (tout comme le touriste pour ceux qui suivent) dans la peur de se faire escroquer sur un trajet en tuk-tuk ou sur l’achat d’une mangue.  Si, de plus, comptant sur la notion d’hospitalité bien supérieure dans beaucoup de pays par rapport à la France, il n’a à payer ni le gîte, ni le couvert, c’est le paradis.

Résultat de recherche d'images pour "backpacker"J’ai beaucoup de réticence à vivre sur le dos d’une personne moins fortunée que moi, ici ou ailleurs sans rien donner de ma personne. Tous les Voyageurs n’ont pas la décence et le savoir-vivre de Nans et Mouts. Si vous m’objectez Antoine de Maximy, je vous demanderai de regarder plus attentivement ses vidéos et de noter toutes les fois où il force la main de l’Indigène (personne originaire du pays où il vit selon mon pote Larousse).

Vous, les Voyageurs fiers de dépenser si peu en voyage pour vivre comme un local, avez-vous déjà échangé avec ce mythique Local ? Et ce Local dont vous vous gargarisez, quel est son niveau de vie, ses ressources, son milieu socio-culturel ? Quand vous dîtes : « vivre comme un local », de qui parlez-vous ? Quand vous vous baladez en France, quel Local prenez-vous en référence ? Les habitants des barres HLM, ceux de Neuilly, les paysans de la Creuse, les néo-babas d’un peu partout ?

 Imaginez un Kirghize¹ venant visiter la France et vous demandant conseil pour vivre comme un Local. Que lui diriez-vous ? De dormir sous la tente, de faire la gueule dans les transports, de fuir les contacts dans la rue, de se méfier de tout le monde, de demander l’hospitalité à la sortie du RER, de ne poser aucune question sur la Culture, sur les us et coutumes françaises, sur la religion, sur l’éducation, de ne rien visiter de payant, d’ailleurs de ne rien visiter et de manger au Mac Do ? J’ai en souvenir un Local me disant que j’étais bien plus informée que lui sur le pays dans lequel il vit depuis sa naissance.

Quand, en France nous habitons un lieu dit « touristique », n’est-il pas fréquent que nous ne découvrions notre région qu’à l’occasion de la visite de la famille ?

Les Voyageurs se déplacent en stop, dorment dans des auberges de jeunesse fréquentées par d’autres étrangers, échangent leurs souvenirs de voyages, leurs mésaventures et leurs coups de cœur dans leur langue d’origine ou au mieux en anglais avec d’autres Voyageurs et fustigent les Touristes qui se déplacent en horde et gâchent le paysage.

Ben oui, tout le monde sait que tous les touristes sont chinois.

 Je m’étais amusée il y a longtemps à écrire un article valorisant les voyages organisés, article souvent pris au premier degré. Oui, je reste agacée par les Touristes fiers « d’avoir fait 4 pays en deux semaines ». Oui, ils me donnent envie de hurler. Mais finalement pas plus que les Voyageurs méprisants pour ceux qui ne partagent pas leur mode de vie dont ils n’ont aucun scrupule à profiter le cas échéant. Qui, parmi eux, ont déjà refusé d’être transportés par des Touristes véhiculés ou d’être logés par des Touristes bénéficiant d’un hébergement ? Le maitre mot des Voyageurs me parait être la gratuité, pas la réalité du contact, pas l’échange.  Il n’y a qu’à voir les articles plébiscités sur le thème : les pays les moins chers à visiter. L’intérêt culturel ou humain ? Mais de quoi parlons-nous ?

Combien de personnes, Touristes ou Voyageurs, perche à la main, s’immortalisent devant des paysages sublimes, en envahissant plus de 80% de la photo ?

Je voyage souvent, régulièrement, en France et à l’étranger, dans les pays qui attisent ma curiosité. J’ai des thèmes récurrents dans mes discussions avec des Locaux : l’éducation, la place des femmes, les coutumes, les croyances et l’évolution du pays. Je suis curieuse, avide d’apprendre et de découvrir. Je me moque des étiquettes.

Oui, je suis une Touriste car je ne vais pas travailler et vivre des années sur place. Même si je passe certaines années plus de temps à l’étranger qu’en France, je le fais pour mon plaisir donc comme touriste, dixit Larousse. Voyager pour son plaisir est un loisir de nanti.

Oui, je suis une touriste car rien ne me blase et je redécouvre le charme de la France à chaque retour. Je reste émerveillée par la forme des nuages en Nouvelle Zélande, la gentillesse des Thaïs et leur sourire, la nourriture de Singapour… Et je sais que je vais continuer à bouger, à programmer d’autres séjours ailleurs selon mes humeurs, mes envies et mes finances. Je déteste les étiquettes, sur moi et sur les autres. Touriste, voyageur, backpacker ou autre, que m’importe ! Mon fil conducteur est le respect, être respectée et respecter les autres.

Si je ronchonne sur les manières de vivre ou d’agir d’autres personnes, ce sera pour leur manque de respect envers les locaux ou autres Touristes. J’aime voyager de façon autonome. Mais c’est MA façon de vivre mes voyages, pas la pire, pas la meilleure.

Arrêtons de tout juger, laissons les autres libres de vivre leurs voyages comme ils l’entendent, dans le respect.

Et foutez-moi la paix avec vos étiquettes !

Le mot de Senior

A propos d’étiquettes : les définitions de Voyageur et de Touriste de Mr Larousse se trouvent être mixées dans les lectures de ma douce et préférée touriste. Ce mixage qui joue du sens des mots a-t-il la charge de répondre à l’impérieux besoin d’individualisation de certains ? Toujours est-il que les voyageurs, qui font débat ici, voyagent, j’imagine, avec le présupposé d’un plaisir personnel, ou bien ils sont masos. Ne leur déplaisent ou non, ce sont donc des touristes. A moins que l’arrogance française si lourde aux locaux visités ne les affranchisse de l’origine et du sens de leur propre langue qu’il est de coutume de rapporter avec affection à notre pote Larousse.

¹ Un kirghize est un habitant du Kirghizstan et merci à Laurent pour avoir corrigé mon erreur (dans la première version de l’article, j’avais écrit Kirghistanais ! « 

D’accord ? Pas d’accord ?

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36 comments

  • Gabriel

    Vous avez raison et pas raison à la fois.Certes,la différence n’est pas sémantique mais personnelle.Je me sens plutôt « voyageur »parceque,durant ma vie professionnelle,je voyageais pour mon travail.Et,pendant mes vacances,j’étais un touriste partant généralement par un tour operator.Avec bronzette,visite des monuments et autres joyeusetés;et toujours en famille
    La retraite et le grand âge arrivés;je vais ,seul le plus souvent,dans les lieux touristiques.J’organise mes voyages et essaie de découvrir comment vivent les autochtones et les autres touristes et voyageurs de toutes origines.Je trinque toujours avec plaisir avec tous ceux qui ont envie de boire à ma santé.Mais je ne loge pas chez l’habitant.Il y a des hôtels pour ça.Et j’aime le confort et surtout l’indépendance.Je passe plus de temps dans les ruelles que dans les grandes avenues et le marché asiatique m’intéresse plus que les boutiques hors-taxeS.C’est vrai,il n’y a pas beaucoup de différences.Et il y a autant -pas plus-de connards voyageurs que de touristes trouduc.

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    • Bonjour et merci pour votre commentaire. je ne cherche pas à avoir raison. Je désire simplement que cessent le jeu des étiquettes et ces : « à quoi reconnait-on un touriste ou un voyageur ? » Chacun a le droit de voyager comme il l’entend dès qu’il respecte ceux qui l’entourent. Touriste étant voyager par plaisir, nous sommes touristes. Voyager pour son travail, nous ne le sommes plus. Vivez vos voyages comme vous les aimez, c’est parfait. Je vous souhaite de très beaux voyages sans étiquette.

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  • Anne

    Votre article est très bien écrit et me soulage. Cela fait un an que je voyage et je suis fatiguée de voir les gens critiquer la façon de voyager des autres. Avec mon ami, nous faisons pas mal de stop en Asie et souvent les gens pense que nous voulons profiter de la gentillesse des gens. Je cherche le contact d’une culture et l’échange pour ma curiosité. Le stop me permet de voyager autrement que comme un backpacker. Nous avons conscience de notre niveau de vie et du leur et nous ne partons rarement sans donner quelque chose en retour.

    Merci car depuis quelques mois, on cherche à me faire rentrer dans une case. Voyageuse ou touriste ? Sans doute je suis les deux, mais toujours dans le respect.

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    • merci, merci vraiment ! Ne rentrez dans aucune case, créez la votre. Vous n’êtes pas un backpacker, ni un touriste, ni ceci ou celà. Vous êtes Vous et c’est la plus belle chose du monde. Continuez à voyager avec ce bel esprit, en restant en accord avec vous. Merci d’avoir noté comme le respect est un point important.

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  • benji00

    Bonsoir,
    Je pense que l’important est surtout de voyager comme on le souhaite sans mépris et avec passion. Il y’a autant de types de voyage qu’il y’a de voyageurs, on trouvera toujours plus roots que soi, toujours plus plan-plan que soi, mais il faut aussi arrêter de porter trop d’intérêt au jugement des autres.

    Pas besoin d’aller à l’étranger pour que le « local » soit plus authentique, ça me paraît être une évidence sémantique. Mais ça dépend aussi de ce que l’on recherche.
    En allant à Palavas-les-Flots j’aurais toujours plus l’impression d’embellir mon passage en dormant dans un boubi-boui du port appartenant à un papi né ici et dont les journées alternent entre pêche, pétanque et pinard, qu’en rencontrant un peintre norvégien venu s’installer pour l’été au camping du coin, pour fixer la Méditérannée. Les deux rencontres peuvent être des portes ouvertes vers des mondes tout aussi intéressants, mais bon le voyage reste malgré tout entre autre la connaissance d’un patrimoine, d’une culture, d’un sol, d’un savoir-faire, savoir-être… donc non selon moi le « local » n’est pas tout à fait une invention.

    Et derrière le « voyageur » il y’a souvent l’idée d’aventures, de risques … qui ne se retrouve pas chez le « touriste », donc les 2 notions sont quand-même viables à mon avis, mais en effet pas besoin de les connoter avec des étiquettes positives ou négatives, ce sont juste deux recherches différentes.

    Le -stan à la fin de Kirghizistan veut dire « pays ». C’est donc littéralement le « Pays des Kirghizes », qui héberge en effet une ethnie kirghize majoritaire, mais qui est aussi un véritable mosaïque ethnique (kazakhs, ouzbeks…). Donc au final on doit bien dire kirghizistanais, pour les habitants du pays (comme Etat-Nation, ce qui ne voulait absolument rien dire en Asie Centrale avant la fin du 20ème siècle) et kirghizes pour le membres de l’ethnie Kirghize (qu’ils habitent au Kirghizistan ou dans les autrespays limitrophes ou ailleurs).
    Pour mieux illustrer c’est un peu comme la différence entre un corse et un corsicastanais 🙂

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    • Merci pour votre long commentaire vraiment intéressant et pas seulement pour la dernière partie qui me fait soupirer « mais comment dois-je écrire ce mot ? Et pourquoi n’ai-je pas parlé d’un Malien ou d’un Chinois ? »

      Pour revenir -encore- sur ces mots Voyageurs et Touristes, je ne mets pas tous les voyageurs dans le même panier. Je m’adresse plus à ceux qui se définissent comme tels et fustigent ceux ne respectant pas leur critères.

      Selon Larousse, un voyageur se déplace d’un point A à un point B comme dans la phrase : « Alerte aux voyageurs, ce train s’arrête dans toutes les gares ». un touriste se déplace pour son plaisir. A moins d’un masochisme exacerbé, tous les voyageurs recherchant leur agrément sont des touristes.

      En dehors de ce point, et même si certains retiennent tel ou tel point de l’article, ce que je désirais souligner était plutôt la notion de respect mutuel nécessaire et l’arrêt immédiat de poses d’étiquettes. Je serais sans doute toujours agacée par certains mais je ne dirai jamais que MA manière de voyager, celle qui ME correspond est la meilleure.

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  • Melo

    Merci pour cet article !!
    Ca fait tellement plaisir de lire ce genre de choses. Tout est dit =)
    J’y retrouve mon incompréhension face à des « grands voyageurs » qui se vantent de leurs tampons mais n’arrivent pas à situer le Vercors ou encore ma révolte quand je vois des touristes négocier parfois d’une manière révoltante pour économiser un ou deux euros. Et enfin ces voyageurs qui critiquent les autres parce qu’ils partent moins longtemps, moins loin ou d’une autre manière… Bref merci pour cette leçon de respect qui, j’espère, touchera quelques unes des personnes visées et les fera évoluer =)

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    • Merci pour m’avoir lu et merci aussi pour ce très joli article qui me fait plaisir. Voyager, c’est apprendre. Et vous l’expliquez bien. Et un coup de gueule a le mérite de nous soulager. Je suis aussi amusée que vous parrainiez un enfant. je le fais aussi depuis… quelque temps. je dois en être à mon 4 filleul. Voyagez comme vous voulez, en vous respectant. Merci encore pour la lecture et pour votre article.

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      • Merci pour cette réponse, je n’avais même pas vu que vous m’aviez écrit un mot! ou alors je l’ai oublié..
        Finalement je suis allée voir ma filleule et j’ai découvert un pays magnifique en 15 jours! Le Vietnam me reverra surement, j’ai découvert une culture fabuleuse. C’était extraordinaire!
        Myriam Articles récents…J’ai besoin des autres !!!My Profile

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  • Jean

    Le plus important c’est de voyager comme on a envie peu importe les appellations..

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  • Hugues

    article très intéressant, tout est dit !

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  • Mademoiselle Voyage

    Enfin un bel article la dessus! je n’en peux plus de lire ces débats sur les blogs de voyage! Qui suis je: un touriste, un voyageur ou un baroudeur? définition du baroudeur au passage : personne qui aime les risques, un aventurier!

    Aujourd’hui il faut afficher son cv voyages pour savoir dans quelle catégorie tu es…nous sommes tous des touristes à partir du moment où l’on voyage peu importe la durée! Maintenant on ne voyage pas de la même manière et on ne recherche pas les mêmes choses…

    Merci encore d’avoir bien détaillé ces points!

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  • partonsenvoyage.com

    On est complètement d’accord ! Tout ça pour juger les autres ou se sentir différent ! On est tous assez banals quoi qu’on voudrait penser ! Et on est tous touriste aussi ! Il n’y a pas de honte à profiter de ses congés comme bon nous semble !

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  • Laurent

    Ce qui est encore plus moche qu’un voyageur ou un touriste c’est d’écrire Kirghizstanais ! Beurk !

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    • Oh j’ai honte ! merci d’avoir remarqué mon erreur … qui prouve que vous avez lu l’article !

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      • Laurent

        je ne l’ai pas lu, je l’ai dévoré. Comme je n’aime ni les touristes, ni les voyageurs… C’était simple pour moi 😉

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      • Laurent

        A vrai dire, dans le langage diplomatique, l’emploi de Kazakhstanais est fréquent pour mettre une différence entre l’ethnie et le pays. Pour différencier un Kazakh kazakh donc à traits orientaux d’un kazakh russe par exemple. Mais c’est laid 😉

        Merci de la mention !

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  • Grain de blé

    Merci pour ce texte bien écrit et qui résume bien ce que je pense (et qui m’énerve aussi à chaque fois que je vois ces deux mots mis en « opposition » ! )
    Je voyage, je suis forcément une touriste, je ne boude pas mon plaisir à découvrir une cathédrale, un château, une jolie plage, tout en disant bonjour aux personnes que je rencontre avec au minimum un grand sourire. Et quand la barrière de la langue est là : il me reste toujours mes mains avec ce sourire pour essayer de me faire comprendre 🙂
    Ce qui m’importe aussi ce ne sont pas les milliers de kms parcourus mais de toujours être émerveillée et heureuse, que ce soit à 20kms de chez moi ou sur un autre continent !
    Bonne prochaine balade à vous 🙂

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  • pierrenvadrouille

    La démocratisation du voyage et une société qui recherche sans cesse le moins cher a créé le voyageur 2.0
    Ce voyageur est (qui plus est) un touriste qui ne laisse même plus place à l’authenticité : forcément puisque tout est écrit dans le lonely planet ou dans un blog de voyageur/touriste. Il fait la course au tampon dans son passeport et celle du buzz afin d’obtenir le plus de like possible sur internet.
    Mais il faut passer par cette étape pour parfois grandir. Accepter de faire des erreurs pour comprendre et changer d’état d’esprit.

    Comme vous j’ai été révolté par ces voyageurs 2.0 une fois m’être aperçu que j’en été un par intermittence. Dès lors je me suis mis l’étiquette d’aventurier afin de me démarquer. Une façon de dire que je préfère les voyages à l’ancienne avec les vrais valeurs de routard.

    Après des mois à vadrouiller dans le monde, j’en reviens au même point que vous.
    Nous serons trois fois plus sur les routes d’ici une vingtaine d’années ce qui veut dire que le voyage routard tend à devenir du tourisme de masse.
    Tous touriste mais tous unique 😉

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    • ce qui m’agace le plus sont les étiquettes que certains ont besoin de poser, comme s’il n’était possible de se définir qu’en opposition, rabaisser l’Autre pour se sentir plus Grand. Il n’y a pas de voyageur parfait…

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      • pierrenvadrouille

        C’est malheureusement le monde actuel qui façonne les étiquettes. Le besoin de reconnaissance et d’appartenir à un groupe.
        Continuez à rester vous même en vivant en accord parfait avec vos convictions car malheureusement il y aura de plus en plus de « personnes à étiquettes ».

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  • Chrystelle - Ecole autour du monde

    Bien d’accord, qu’importe la terminologie entre touriste et voyageur pourvu que le respect de l’autre permette à chacun d’y trouver sa place. Nous aimons aller à la rencontre des écoliers dans le monde avec nos enfants. Peut-être parce que lorsque nous étions nous-même écoliers, les profs nous taxaient de touristes 😀

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  • Bertrand

    Je vous conseille de lire « théorie du voyage » de Michel Onfray. Bon voyage!

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  • sophieD

    D’accord,
    Je suis étudiante en tourisme et d’ailleurs ce qu’on nous dit au début c’est que un touriste est par définition une personne qui se déplace dans un autre lieu… comme quoi on est tous un peu touriste!
    Merci de mettre des mots sur ça et de pousser un petit coup de gueule! Je découvre ton blog comme grâce à ça! JE vais y creuser un peu plus!

    Répondre

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