Antigua Guatemala en deux jours

Bonjour, nous avons eu la chance de visiter Antigua, l’ancienne capitale du Guatemala et nous allons partager avec vous les bons coins, les lieux à ne pas rater et même notre adresse préférée pour un repas typique et très bon marché.

Quelques mots sur Antigua Guatemala

Située à 40 kms de l’actuelle capitale du Guatemala, et lovée entre trois volcans, Antigua a été la capitale du pays jusqu’en 1773. A son apogée, elle comptait quelques 38 églises, une université, des imprimeries et un journal. Sa vie culturelle et politique était sans égale , tout comme l’étaient les nombreux tremblements de terre qui secouaient ses fondations. N’oublions pas les inondations et les éruptions volcaniques.

Après les graves séismes de 1717 puis de 1751, le tremblement de terre de 1173 détruisit quasiment la ville et entraina sa désaffection en tant que capitale. La ville fut déclarée monument national en 1944. Hélas, le séisme de 1976, causant destructions massives et des milliers de morts faillit faire disparaitre la ville. Son classement par l’UNESCO en 1979 entraina de nombreuses restaurations d’un patrimoine unique.

Pourquoi y aller :

Cette ville dont vous venez de lire le douloureux passé s’est largement relevée de ses ruines. L’ambiance qui est règne est unique, à la fois sereine et bonne enfant. Si l’actuelle capitale Guatemala City se fait remarquer par sa forte délinquance et son insécurité notoire, Antigua, elle, séduit par sa beauté, son cadre hors normes, et la restauration réussie des bâtiments. Sachez que vous pourrez y trouver les grandes chaines de fast-food MAIS planquées derrière une belle façade ancienne et traditionnelle. Elle est la preuve magistrale que les nécessités dites économiques peuvent parfaitement être intégrées sans défigurer un patrimoine. La végétation est omniprésente dans la ville et autour de la ville.

La ville n’étant pas très étendue, les promenades peuvent s’y faire très facilement à pied.

De nombreuses excursions et visites sont possibles, dans la ville comme dans ses alentours.

Les écoles de langues y ayant élu domicile sont réputées et tant qu’à apprendre une nouvelle langue, pourquoi ne pas le faire dans ce cadre ?

Quand y aller :

La meilleure période pour le Guatemala en général est la saison sèche de novembre à février : températures douces, pluviométrie basse et luminosité extraordinaire, surtout autour des volcans.

Pour Antigua, la Semana Santa avec Pâques est la plus réputée, attire les foules et permet d’assister aux processions religieuses mais les hôtels font le plein (réservation obligatoire et les prix atteignent des sommets.

A savoir

La monnaie est le quetzal mais le dollar est accepté partout ou presque. On vous demandera régulièrement si vous payez en quetzales ou en dollars. Mais ne vous inquiétez pas de toute manière, vous paierez !

Que voir à Antigua en deux jours

Le premier jour :

  1. Promenez-vous dans la vieille ville, laissez votre yeux vous guider. Partez du parc central qui comme souvent en Amérique Centrale cristallise le pouvoir, les administrations, les banques. Faites comme les autochtones. Mangez une glace ou un beignet assis sur un banc et regardez la foule passer, les enfants jouer, les vendeurs de tout et n’importe quoi, les écoliers rieurs. Le parc central est le lieu de vie incontournable de la cité.
  2. Puisque vous êtes là, allez jeter un œil dans la cathédrale qui domine la place. Sachez qu’avant la messe, des coups de canon tirés à blanc préviennent les fidèle de l’imminence de la cérémonie religieuse. Difficile de dire qu’on n’avait pas entendu l’appel !
  3. De nombreux bâtiments sont ouverts au public et gratuits comme l’Antiguo Colegio de Jésus devenu un centre culturel. Lors de notre passage, l’art moderne était à l’honneur. Même si le thème ne vous enchante pas, allez-y pour la beauté des lieux.
  4. Poussez vos pas jusqu’à l’Arc Santa Catalina. Beaucoup y viennent le matin très tôt ou en début de soirée pour la photo soirée avec le volcan Agua encadrée par l’arc.
  5. Tout à côté de l’arc, ne ratez pas l’église et couvent Nuestra Señora de la Merced. Admirez sa façade baroque, réputée la plus belle d’Amérique Centrale.
  6. Utilisez au maximum les trottoirs, les véhicules klaxonnent pour vous avertir de leur présence mais leurs freins ne sont pas garantis
  7. Retournez sur vos pas en direction du parc central. Un petit creux ? N’hésitez pas, faites comme nous. Arrêtez-vous au Rincon Tipico . Autant de touristes que de locaux s’y pressent avec raison. Un menu du jour avec deux choix. C’est simple, bon et très bon marché. Si possible, venez tôt pour éviter l’attente mais je vous assure que ce restau style cafétéria vaut le déplacement.
  8. Besoin de vous dépenser un peu : prenez la direction de la gare routière et allez vous balader dans le marché central (surtout les lundi, jeudi et samedi). Agoraphobes et claustrophobes s’abstenir. Il est immense, on s’y perd facilement mais question ambiance locale, vous êtes au bon endroit. Avant de quitter le marché, passez par la gare routière pour admirer les magnifiques bus locaux chamarrés sur fonds de volcan
  9. Demandez à une moto taxi de vous emmener jusqu’au Cerro de la Cruz pour une vue panoramique sur la ville et les volcans. Redescendez à pied et traversez le quartier cossu pour une autre ambiance d’Antigua.
  10. Allez, au dodo maintenant. Regagnez votre hébergement (toutes les auberges de jeunesse sont en plein centre et proposent des chambres privées à des prix concurrentiels). Pour vous aider à vous endormir, une petite histoire.

« On raconte qu’Antoine de St Exupéry s’est inspiré d’Antigua pour créer son astéroïde. Il y a bien trois volcans dont un actif, el Fuego et deux éteints, el Aqua et el Acatenango.

« On raconte qu’Antoine de St Exupéry s’est inspiré d’Antigua pour créer son astéroïde. Il y a bien trois volcans dont un actif, el Fuego et deux éteints, el Aqua et el Acatenango.

Le deuxième jour :

  1. Pour un petit déjeuner typique, retournez au Rincon Tipico si vous avez un très gros appétit matinal. Sinon les auberges de jeunesse incluent souvent le petit déjeuner : frijoles, bananes plantain, œufs… 
  2. Aujourd’hui, selon votre courage, vous allez escalader un des volcans qui vous entourent. Très courageux ? A vous le volcan Acatenango avec vue sur l’activité du volcan Fuego, ses bonnes 5 heures de grimpette, sa nuit sous tente au sommet et sa vue incomparable sur son impétueux voisin. Si cette randonnée vous attire, je vous mets le lien pour plus d’informations : https://www.guatemalaplanet.fr/guides/volcan-acatenango-au-guatemala-le-guide-survivre-a-ce-monstre/
  3. Pas assez entraîné, courageux ou inconscient ? A vous l’ascension du Volcan Pacaya. Et vous verrez qu’il n’est pas obligatoire de viser très haut pour accumuler les difficultés et les anecdotes à raconter au retour. La vue au sommet se mérite et l’effort en vaut la peine, sauf bien sûr en temps de pluie (ascension déconseillée), de brouillard (idem) ou la nuit. Et en rentrant à votre hébergement, vous allez apprécier la douche que je vous souhaite chaude. Oui, ce n’est pas garanti ici.

Notre expérience

Nous sommes partis en minibus avec un retour prévu à 19 h au plus tard. Spécialité de nombreux pays, les travaux sur la route sont fréquents et les bouchons inévitables. En fait, au Guatemala, les véhicules passent à tour de rôle en cas de travaux après une attente pouvant aller jusqu’à 45 mn. Les 24 kms de distance se sont transformés en plus de 2h30 de trajet. En débutant l’ascension, pouvoir faire l’aller-retour avant la tombée de la nuit me m’est apparue limite. Car la montée est rude. Bien qu’il n’y ait que 3 km à parcourir, le dénivelé de 1000 m n’aide pas.

Petites pauses en chemin pour admirer le paysage et surtout récupérer un peu, ralentir le rythme cardiaque. Quand nous arrivons enfin au sommet, le soleil a largement entamé sa descente dans le ciel. Et si proche de l’Equateur, la nuit tombe vite. Mais la vue de ce paysage volcanique, où la silhouette noire des autres géants voisins déchirent les nuages quand l’œil rougeoyant du soleil s’apparente à un œuf mollet en suspension prêt à être englouti par le cratère béant ouvert à nos pieds, est sublime. Avec notre guide, nous parcourons les coulées de lave aux pierres effilées et coupantes. Mes mains s’en souviennent. Tout ceci pour sacrifier au rituel des chamallows fondus à la chaleur d’un trou d’aération du volcan.

Mais la danse des lumières de notre groupe égrainé dans cet environnement instable qui oscille entre féérie et rite primitif au souffle insaisissable de l’haleine du lieu, me reste en mémoire. Quant au retour… La nuit sans lune ni étoiles n’a pas favorisé un cheminement aisé. Il est devenu folklo et sportif. Certains avaient la lumière de leurs portables, nous non. Je n’imaginais pas qu’un retour dans le noir le plus total puisse être envisageable. Le chemin est aussi abrupt qu’à l’aller, cendres et roches instables sous nos pieds. Comme marcher sur du sable, en pire, sans voir où l’on pose ses pieds.

Nous avons atteint la base de départ vers 19h30, dans la nuit la plus sombre que vous puissiez imaginer. L’accompagnement du guide nous a été salutaire. Un jeune homme dans notre petit groupe s’est laissé tenter par la montée à dos de cheval. Bien que ses compagnons se moquaient de lui, je pense qu’ils l’enviaient secrètement.

Conclusion provisoire

La prochaine fois, je vous parlerai de Panajachel. Je vous dirai pourquoi y aller et qu’y voir. En attendant, si vous êtes curieux d’en savoir ou d’en voir plus, je vous suggère de visionner notre vidéo sur notre séjour à Antigua

A bientôt et merci de nous lire

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