Bale : vous connaissez ? Les indispensables à découvrir

Peu de temps avant de nous envoler pour l’autre bout du monde et après vous avoir promené en Provence avec Port-Cros et le Levant, nous avons accepté la proposition de l’office de tourisme suisse de venir découvrir quelques unes de leurs pépites. D’or ? A vérifier. Et nous allons commencer notre balade par Bâle.

Bâle, vous connaissez ?

Avouez, quand on vous parle de vacances, aller à Bâle en Suisse n’est pas la première idée qui vous vient à l’esprit. D’ailleurs, je l’avoue, nous-même ne connaissions pas grand-chose à ce pays frontalier. Si on me disait “Suisse”, j’étais capable de parler de rigueur, d’horlogerie de luxe, de banques, de sports d’hiver ou de personnes respectueuses de la Loi. Quant à y penser pour une destination de vacances hors hiver, j’en étais bien loin. Et Bâle alors ? J’imaginais une ville industrielle, grise et triste, bien loin de la réalité.

Et alors, Bâle ?

Bâle

Quelques infos

C’est la troisième ville suisse en termes de population avec 175 000 habitants, tout en étant le plus petit canton helvète. Bâle forme presque une enclave suisse entre l’Allemagne et la France. Traversée par le Rhin, elle est surtout connue hors frontières pour son carnaval en février aux règles immuables. Elle accueille beaucoup de salons et congrès comme ceux dédiés à la bijouterie, l’horlogerie, l’art moderne, la foire aux vins et bien d’autres. 30 000 frontaliers français et 15 000 allemands franchissent chaque jour la frontière pour venir y travailler. Le Dreiländereck est un monument situé à Bâle, en Suisse. Il symbolise le tripoint formé par l’intersection des frontières entre l’Allemagne, la France et la Suisse.

Cette cité existe depuis fort longtemps bien que très peu de bâtiments soient antérieurs à 1500. Très endommagée par un fort séisme en 1356, le grand incendie qui suit se charge de détruire les bâtiments restés debout, les constructions en bois à cette époque ayant facilité la propagation du feu.

Enfin, la Réforme en France au XVIe siècle amène à Bâle nombre de protestants chassés par les édits royaux. Ils emportent avec eux leurs richesses et surtout leurs savoir-faire, ce qui entraine l’expansion économique de la ville.

Y venir

En avion en voiture ou par le train TGV.

Point info : Le train est idéal selon moi. rapide et efficace.  Il y a jusqu’à 6 aller-retour par jour entre Bâle et Paris, à partir de 29 euros en seconde classe.

Et nous ?

Après une course folle dans les couloirs de la gare de Lyon à Paris, due aux nombreux bouchons franciliens malgré l’heure très matinale, nous arrivons sur notre quai. A peine sautons-nous dans le premier wagon que le train démarre. Je suis si sportive qu’il m’a fallu plus de trente minutes pour reprendre mon souffle et ne plus craindre la crise cardiaque.

Plus sérieusement, ravis de ne pas avoir raté le départ, nous nous détendons dans la confortable première classe du TGV Lyria. Nous mettrons 3h03 avec une rigueur toute suisse pour atteindre notre destination. Un petit déjeuner très SNCF nous sera servi à notre place, avec le choix sucré ou salé. Bon, ne comptons pas dessus en cas de grosse faim matinale.

Où loger

Bâle est une ville en plein développement en termes de tourisme. Et il est possible d’y trouver un hébergement quel que soit son budget. Des chambres d’hôtes aux hôtels de luxe, tout est possible. Aucune inquiétude au sujet des transports. Le tissu urbain est parfaitement desservi par de nombreuses lignes de tramways. Et inutile d’acheter un titre de transport. Chaque hôtel ou hébergeur fournit une carte de transport valable pour la durée de votre séjour. Si un contrôleur vous demande votre titre de transport avant que vous ayez atteint votre logement, il vous suffit de produire la photocopie de votre réservation. Malin, non ? Je préconise l’extension de cette mesure partout dans le monde. Pas vous ?

Notre hôtel, le Merian

Après le stress ultra matinal, découvrir notre hôtel est un enchantement. Cet hôtel 4* est situé sur le bord du Rhin, avec vue directe sur la cathédrale. Le personnel y est d’une amabilité toute suisse. Si vous avez oublié brosse à dents, dentifrice, peigne, nécessaire à couture, bonnet de douche, rasoir ou mousse à raser, voire même serviettes hygiéniques, le personnel se fera un plaisir de vous les fournir gracieusement.

Dû à sa situation géographique, certains viennent travailler en vélo… depuis la France.

Vue depuis notre chambre

Que voir en priorité

Visite guidée de la ville

Je vous conseille de commencer par une visite guidée. Adressez-vous à l’office du tourisme pour prendre rendez-vous. Vous apprendrez beaucoup sur l’histoire de la cité, sur son évolution, sur les différents bâtiments administratifs et vous serez à même de vous diriger facilement à pied ou en tramway pour approfondir votre visite ensuite. Pour les personnes ayant des difficultés à se déplacer, des Happy Scooters électriques leur permettent de suivre la découverte de la ville en toute facilité, même dans les côtes.

De nombreuses statues modernes ornent la ville, tout comme des fontaines de style et d’époque différents. Ouvrez les yeux, regardez en bas, en haut et au milieu pour ne rien rater. Prenez votre temps.

Si vous êtes fan de musées, cette destination est pour vous. 40 musées vous attendent. De nombreux jardins botaniques, des parcs et les rives du Rhin attirent les contemplatifs et les sportifs.

Plus d’infos ici

Et nous ?

Nous avons eu le grand plaisir d’être guidés par Bettina Siegrist qui nous a régalé d’informations et d’anecdotes sur cette ville si chère à son cœur. Par exemple, un couvent transformé en prison puis en conservatoire de musique, vous connaissiez ? Et une maison hantée, vous vous y attendiez ? Que ce soit pour admirer L’Hôtel de ville, la cathédrale, les fontaines ou les différents musées, nous avons tant appris en chemin que nous nourrissons l’envie d’y revenir bientôt.

Et amusez-vous à découvrir mon musée préféré, le plus petit de la ville dont les collections changent tous les deux mois environ. il est gratuit et situé dans une rue très pentue de la vieille ville ; je ne vous en dis pas plus pour ne pas déflorer le plaisir de la découverte.

L’Hôtel de Ville

Ce bâtiment remarquable en grès rouge trône sur la Marktplatz. N’hésitez pas à y pénétrer pour y admirer statues et fresques. Le grès rouge qui le compose supporte mal la peinture à l’huile et des restaurations sont effectuées de manière régulière. Autre inconvénient du grès rouge, il n’apprécie pas la pollution. En plus des services liés à sa fonction, un tribunal pour les petits délits y siège encore de nos jours. Le lieu est magnifique.

La cathédrale protestante

Elle fut construite, comme souvent, sur les ruines d’anciennes places de culte. La durée de sa construction fut si longue qu’elle présente différents styles. De l’art roman d’origine, elle se poursuit avec du gothique et même du moderne. Et l’ensemble est réussi. Depuis le cloitre de la cathédrale, vous avez une vue fantastique sur la ville et au-delà. En effet, les Vosges en France et l’Allemagne sont visibles depuis ce lieu.

Le Kuntmuseum

Ce musée présente une collection impressionnante d’œuvres d’artistes du Rhin supérieur et des Pays-Bas de 1400 à 1600 et du 1800 à nos jours. Plus de 4 000 peintures, sculptures, installations et vidéos ainsi que 30 000 dessins et gravures vous y attendent. Une section est même dédiée à l’art moderne. Notre coup de cœur culturel. Il est très intéressant de suivre l’évolution de l’histoire de la peinture à travers les siècles.

Seul bémol : prévoyez plusieurs heures pour la visite. Nous y avons consacré deux heures et c’était loin d’être suffisant pour appréhender toutes les merveilles proposées.

Pour y aller, prenez le tram 2.

La vieille ville

Sa superficie étant modeste, il est facile de s’y promener. Un must avant de repartir à l’assaut des rues pentues de la ville. De nombreuses boutiques toutes plus intéressantes les unes que les autres les jalonnent, ainsi que des fontaines et autres curiosités comme mon musée préféré, le musée de poche. Perdez-vous dans les ruelles, admirez les façades, les jardins, les murs peints. Amusez-vous à découvrir des belles fontaines, chacune différente de la suivant et de la précédente.

Les bacs

Datant de l’extension de la ville sur les deux rives du Rhin, donc antérieurs à la construction des ponts les reliant, des bacs permettaient le transport de personnes et de marchandises. Ils utilisaient la force du courant pour se déplacer d’une rive à l’autre. C’est toujours le cas. De nos jours, en subsistent quatre. Je vous conseille d’en faire de même. Le coût ? Seulement 1.20 franc suisse par personne. Loin de n’être qu’attractions pour touristes, ils sont fréquemment utilisés par les locaux. Et il est même possible d’en réserver un pour y déguster une fondue entre amis, au gré des aller et retour au fil de l’eau. Tentant, non ?

Le coup de cœur de Senior séduit par le moyen de propulsion totalement écologique et qui confine au mouvement perpétuel à l’échelle de l’humanité – ou de l’humain.

Où manger

  • Arrêtez-vous pour un goûter reconstituant à base de gâteaux au miel dont l’arôme évoque Noël au Läckerli Huus. Insuffisant ? Je vous conseille la confiserie Schiesser, une des plus anciennes de la ville. Allez à l’étage pour la vue sur la place et l’hôtel de ville et savourez une ou plusieurs douceurs, tout comme nous.

 

  • Pour dîner, vous avez le choix entre de très nombreux restaurants, surtout italiens. Nous vous recommandons le Volkshaus Basel, proche de l’hôtel Merian. Son cadre est agréable et il est possible d’y déguster une bière dans son jardin intérieur, abrité par des arbres. Nous avons apprécié le repas, la qualité du service et la gentillesse du personnel. Mon risotto était excellent. Et la mousse au chocolat est quasiment servi à la louche. Frustrant pour les petits estomacs.

 

  • Autre restaurant, autre ambiance. Le Landgasthof, situé à moins de 300m de la Fondation Beyeler, haut lieu de l’art moderne, propose une cuisine de qualité, aux recettes européennes. J’y ai découvert un dessert qui m’intriguait, les vermicelles à la crème de marrons. Vraiment une adresse à retenir. Excellent et copieux.

Bons plans :

Si vous envisagez d’écumer les musées, munissez-vous de la BaselCaard. Pendant 24 ou 48h selon le forfait choisi, vous bénéficierez de très nombreuses réductions sur les offres culturelles. Que ce soit pour le zoo, une croisière sur le Rhin, une sortie au théâtre ou une visite dans un des nombreux musées de la ville, elle vous permettra d’économiser 50% .

Attention, à partir de 2018 (soit très bientôt), le Mobility ticket fourni par les hébergeurs et la Basel Card vont fusionner, ce qui implique une gratuité de la Basel Card. Et cette disposition sera étendue aux logements Airbnb. Sympa, non ?

Notre conclusion très provisoire

Notre découverte de Bâle nous a enchantés. Et j’ai noté sur mes tablettes d’y retourner pour compléter ma visite du Kuntmuseum, pour y vivre le marché de Noël et pour connaitre l’effervescence du carnaval. Je remercie l’office de tourisme suisse et balois pour cette merveilleuse découverte.

Vous ne parlez pas allemand ? Nous non plus. Beaucoup ici parlent français ou anglais. Et tous sont affables et accueillants.

Si comme nous, vous quittez Bâle en train, regardez le long des voies. Le street art les a colonisées et certaines œuvres sont de grande qualité.

La semaine prochaine, nous partagerons avec vous de nombreuses anecdotes uniques sur cette très jolie ville suisse. Serez-vous surpris ?

Et vous, connaissez-vous la ville ? Quels aspects préférez-vous ? Quels lieux, quels restaurants ont votre faveur ? Sinon, avez-vous envie de la découvrir ? N’hésitez pas à partager.

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