Charity shop ou comment surcharger mes étagères

Après avoir passé ces deux mois d’été en Grande-Bretagne, je sens que je vais devenir nostalgique. Oh, pas de ce magnifique climat qui, alors que la France se plaint de canicule, me permet d’enfiler ma veste polaire en pleine journée ou de me balader sans quitter ma veste de pluie. Certes, je n’ai pas ramené de coups de soleil, je n’ai pas souffert d’insolation ou de déshydratation. Non, je ne suis pas folle de leur climat et je le laisse avec plaisir à nos amis grand-bretons . Il est leur premier sujet de conversation (small talk ). Mais il y a un concept, parmi tous ceux que j’ai apprécié ici,  que je ramènerai volontiers de mon séjour en terre britannique, celui des Charity Shop.

 

 

CHARITY SHOP

 

 

Qu’est-ce que c’est ?

Un charity shop est une boutique qui vend des objets d’occasion (reçus uniquement sous forme de dons)  à des prix défiant toute concurrence.  N’importe qui peut venir y acheter ce qu’il veut. On y trouve aussi bien des vêtements, des jouets, des livres, des appareils électriques ou des meubles. Les bénéfices engrangés sont reversés à une association de charité. Dans chaque ville anglaise, même petite, il se trouve des boutiques de charité, le plus souvent dans la rue principale, peu éloignées les unes des autres, dans la zone la plus commerçante.

Elles sont nées après la seconde guerre mondiale et n’ont cessé de se développer sur le territoire. En 2010, il en existait 697 au Royaume Uni. Et leur nombre a continué à croître. A constater le nombre de ces boutiques dans les petites villes que nous avons visitées dans le sud, et le centre de l’ïle,  ce chiffre semble être actuellement sous-estimé.

Certaines sont même spécialisées dans les livres et DVD, d’autres pour les enfants. Quant aux causes soutenues, elles vont du classique recherche contre le cancer, maltraitance des animaux aux soins dentaires non couverts par le NHS, le système de santé anglais.

Ici, en Grande-Bretagne, pas de complexe à acheter des objets de seconde main. Si, auparavant, la clientèle de  ces boutiques était honteuse car défavorisée économiquement, ce n’est plus le cas maintenant. Des modeuses viennent y rechercher la pièce unique à un prix abordable pour se créer un look unique. Victoria Beckham a même été vue dans une boutique Oxfam à Londres en train de se procurer une très jolie robe noire et blanche pour la modique somme de 5 livres.

J’aime

  • Y trainer au fil de mes balades dans les villes et villages,
  • M’amuser à regarder les bibelots locaux
  • Rechercher des livres pour compléter ma collection anglaise de mes auteurs préférés
  • Avoir la sensation de faire une bonne affaire avec un roman à 1 pound quand il est à plus de 15 sur Amazon
  • Penser que je fais une bonne action en dépensant de l’argent ici plutôt que sur le net.
  • L’assemblage hétéroclite d’objets à vendre, qui vont de la petite voiture à un sac de luxe
  • Participer à l’évolution de la société vers un fonctionnement durable : par exemple, acheter un tee-shirt de seconde main permet d’économiser les 2 700 litres d’eau (pure), nécessaires à sa fabrication
  • Offrir une seconde vie aux objets achetés.
  • M’acheter une jolie tenue (chaussures et robe) pour 10 pounds et soulager mon porte-monnaie
  • La pérennisation du passé, telle une madeleine de Proust selon Senior
  • Le côté agréable et non commerçant des vendeurs et des clients
  • Me mêler à des clients achetant sans être sous le stress du conditionnement commercial.
  • La sérénité sociale et l’abrasion des critères sociaux
  • Contribuer à ce que des emplois, même à temps partiel, soient créés sur place ou en lien avec l’association.
  • Vivre la notion d’entraide.
  • Savoir que des personnes à faibles revenus peuvent s’offrir des meubles de très bonne qualité.
  • Transformer la banquette arrière de notre voiture en bibliothèque ambulante dixit senior.
  • L’ambiance d’amicale confiance où je ne suis a priori pas une voleuse potentielle.

Je n’aime pas :

  • Voir des livres presque aussi chers qu’en boutique,
  • Me faire arnaquer par une vendeuse sur le rendu de monnaie, (ok, ce n’est arrivé qu’une fois)
  • Pas grand-chose en fait…
  • Ne pas avoir la même chose en France surtout.

Conclusion provisoire

Il n’existe pas en France l’équivalent des charity shop britanniques. Emmaüs, Secours populaire et Fondation d’Auteuil sont ce qui s’en rapproche le plus, sans le côté anglais décomplexé.

Oxfam, une des associations caritatives la plus influente de l’autre côté de la Manche, a ouvert 5 magasins en France et peine à se développer. Il existe une Friperie à Lille ; trois Bouquineries, une à Lille, et deux à Paris dans les 14è et 11è arrondissements ; une Boutique proposant livres, CD, DVD, vêtements, accessoires et petits objets de déco, à Strasbourg.

Je vous encourage à y aller. Et devinez où je vais me rendre à mon retour en France ? Hum ? Je suis sûre qu’il me manque quelques bouquins.

Si vous connaissez ce principe, que vous y soyez favorable ou non, merci de me laisser votre opinion en commentaire si dessous. Et sinon, pensez-vous que ce style de magasins a sa place en France ?

 

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  • chemin de st jacques pour les seniors

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