De Kobe à Kurakashi

Après avoir quitté Kobe, ma destination suivante reste pourtant en lien. Comme d’habitude, je n’ai pas choisi la ligne droite entre les deux villes. Car j’avais prévu certaines visites incontournables, celles que je vais vous montrer aujourd’hui.

Hokudan Eartquake Mémorial Park

Ce musée, consacré aux tremblements de terre est situé sur l’île d’Awaji, à l’endroit exact de l’épicentre du tremblement de terre du 17 janvier 1995 à 5h46 du matin qui fit près de 6500 victimes et plus de 10 milliards d’euros de dégâts matériels. 120 000 bâtiments ont été détruits et même une autoroute s’est effondrée, entrainant les conducteurs matinaux dans sa chute. On parle souvent du tremblement de terre de Kobe pour le désigner. Kobe est distant de 50 kms de l’épicentre du séisme.

A l’époque, on croyait que la région du Kansai était épargnée du risque de tremblement de terre majeur. De plus, la confiance quasi aveugle en la modernité laissait croire aux habitants qu’ils ne couraient aucun risque. De fait, les quartiers modernes, construits selon les normes anti-séisme, ont le mieux résisté au choc. Les maisons traditionnelles, aux toits très lourds, se sont effondrées sur elles-mêmes, piégeant leurs habitants. La ville de Kobe se chauffant au gaz, les incendies ont été massifs et destructeurs. Les victimes sont mortes principalement d’écrasement, d’hypothermie (dans l’attente des secours) mais surtout par le feu.

Depuis, les normes antisismiques ont été revues ainsi que la coordination des secours ainsi que la sensibilisation et l’éducation de sa population.

Dans le musée, 140 mètres de la faille ont été conservés en l’état. On peut se rendre compte de la violence de la secousse qui a fait bouger le sol horizontalement et verticalement.

Le déplacement horizontal du sol a été de 7 à 17 cm et le déplacement horizontal a été de 7 à 100 cm. J’ai tenté d’imaginer le résultat sur une demeure classique comme on en trouve en France.

Une salle de simulation sismique a été ajoutée. Je l’ai bien sûr testée. Assise confortablement sur le canapé d’un foyer japonais, j’ai vécu 40 secondes impressionnantes. Je ne courais pas le danger de recevoir le plafond sur la tête ou de voir le sol s’ouvrir sous mes pieds. Mais cette expérience m’a permis de réaliser encore plus l’angoisse de vivre un tremblement de terre aussi puissant. Depuis, le Japon a connu d’autres séismes majeurs, plus destructeurs que celui de Kobe.

Onaruto bridge

J’ai poursuivi ma route en empruntant ce pont connu pour sa longueur mais plus encore pour les tourbillons de Naruto qui s’admirent en dessous. Il est possible d’aller les voir de très près en bateau. N’ayant pas envie de rejouer une scène culte du film Pirates des Caraïbes quand le bateau disparait dans un maelstrom, je me suis contentée de la vision depuis le pont, à 45 m de hauteur. Pour mieux admirer l’effet, il faut choisir la visite en plein cœur des marées avec une amplitude de 1h avant et après.

Une passerelle fermée de 450 mètres de long a été construite en dessous du pont, avec parfois des planchers en verre pour mieux voir la mer. Il est écrit à côté en japonais, chinois et anglais : « Ne pas sauter sur les plaques de verre ! » Au vu des quelques japonais se risquant timidement dessus, je suppose que l’avertissement vaut pour les autres populations. Quoique, kamikaze est bien un mot japonais, non ? J’avais omis d’ajouter une épaisseur de vêtements et je l’ai regretté, le vent soufflant fort par les interstices J’ai pu toutefois remarquer une famille où si Monsieur et Madame sont bien emmitouflés dans leurs parkas respectives, ce n’est pas le cas pour leur enfant, simplement vêtue d’une robe, d’un tee shirt à manches longues et d’un collant. Brr… Peut être va-telle à une de ces écoles japonaises où les enfants vont presque nus été comme hiver ?

Le phénomène des tourbillons de Naruto est impressionnant vu de haut. Et les bateaux paraissent bien petits et fragiles face à une telle manifestation de la Nature. Ce phénomène est causé par l’interaction des marées. Il a une profondeur allant jusqu’à 1,70 m et un diamètre de près de 20 mètres lors des grandes marées. L’eau y circule à plus de 20 km/h. Pour en savoir plus sur la création des tourbillons, suivez le lien :

Autres ponts

J’ai enchainé avec les autres ponts qui m’ont permis de regagner la rive opposée. Ils sont tous impressionnants, grands, beaux… et chers ! Je n’ai jamais payé autant pendant ce séjour (ou ailleurs) pour seulement 200 kms. En additionnant les différents péages (on se croirait sur la Cote d’Azur), j’en ai eu pour un total d’environ 100 euros. Cher, non ?

Conclusion provisoire

C’est en fini pour l’île d’Awaji et de ses ponts. J’ai regagné la terre ferme à Kurakashi, que je vous raconterai lundi prochain.

En attendant, excellente semaine à vous. Et si le sujet vous interesse, je vous conseille de jeter un oeil sur ma chaine Youtube. depuis début février, les vidéos sont consacrées au Japon. Bon visionnage.

https://www.youtube.com/seniorsenvadrouille2/?sub_confirmation=1


Bonne semaine à tous

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