Kanazawa au royaume des ninjas, samourais et geishas

KANAZAWA

Après vous avoir promené dans les Alpes japonaises et avant d’y retourner la semaine prochaine, faisons un petit écart pour rejoindre Kanazawa, ville proche du bord de l’océan.

 

Généralités

Après le calme et la tranquillité de la montagne, j’avais oublié l’effervescence, voire l’agitation citadine. Kanazawa est une grande ville qui déborde de charme et de points d’intérêt. Si comme moi vous souhaitez y séjourner, il est possible de s’y rendre en voiture bien sûr mais également par train (le célèbre TGV japonais, le Shinkansen), en bus ou en avion. Il est possible et souhaitable de louer une voiture sur place si vous désirez explorer la péninsule de Noto, nature préservée s’il en est. Pour Kanazawa, les différents points d’intérêt se rejoignent facilement à pied. Mais la location d’un vélo est souvent proposée par les lieux d’hébergement, soit gratuitement, soit contre quelques yens.

Que voir

Vous l’avez compris dans l’introduction, vous aurez de quoi vous occuper !

Le temple Myôryu-ji,

surnommé le temple des ninjas. Il se visite sur réservation uniquement prise par téléphone. La standardiste ne parle pas anglais et la visite se fait en japonais. Donc, si vous maîtrisez cette langue, cette visite vous révèlera de fausses cloisons, des passages secrets, et des informations amusantes. Je n’ai pas fait cette visite mais selon les commentaires lus en ligne, elle gagnerait à être moins rapide (10-15 mn) et moins chère (1000 yens soit 8 euros environ). Les guides n’apprécieraient pas qu’un ami japonais vous traduisent ce qu’ils disent car cela les perturberait. Sinon, l’extérieur est bien aussi. Et ce temple se trouve dans une ruelle où abondent les temples de toutes sortes, de toutes tailles. Beaucoup ne se visitent pas mais sont agréables à voir.

Maison Nomura

agréable surtout pour son jardin ornemental. En plein cœur du quartier des samouraïs.

Shyrokan Museum :

musée sur la vie des samouraïs. Visite rapide pour non japonais. Si l’un d’entre vous sait où se procurer le jeu de l’oie version samouraï, je serai ravie de le savoir.

Jardin Kenroju-en :

mon coup de cœur dans cette ville. Le lieu est très apprécié des touristes, japonais ou non. Une lanterne, censée porter chance aux amoureux, est prise d’assaut par les maniaques des selfies.

J’y ai aussi croisé beaucoup de Japonais en costumes traditionnels. Ces tenues ne sont certes pas pratiques, mais quelle beauté et quelle élégance.

J’y ai été aussi témoin d’une scène particulière : un rapace de bonne envergure a fondu sur une jeune touriste en train de déguster son sandwich et lui a arraché l’emballage. Voulait-il lui rappeler que l’on ne doit pas manger dans la rue au Japon, que c’est inconvenant ? Je l’ignore mais la scène avait de quoi faire sursauter n’importe qui.

Sanctuaire Oyama Jinja :

L’entrée principale est un mélange d’architecture religieuse japonaise, chinoise et européenne traditionnels. Elle est classée au Patrimoine culturel important du Japon depuis 1875. Autour du sanctuaire d’Oyama, ne zappez pas son jardin autour d’un étang. Il est lui-même pourvu d’une île artificielle et d’un pont, réalisés à l’image des anciens instruments de musique comme le biwa (luth japonais piriforme à plusieurs touches et cordes en soie)

La rivière :

Une promenade le long de la rivière le soir alors que le soleil décline vous permet d’admirer des hérons et autres échassiers (je suis nulle en ornithologie).

 

Vous en voulez encore ?

Omachi market :

marché de fruits et légumes mais aussi de poissons et de fruits de mer, il n’a pas le charme ou la grandeur de l’ancien grand marché aux poissons de Tokyo mais il est fréquenté par les locaux qui viennent s’y fournir en produits frais. Beaucoup de petits restaurants aux menus entièrement en japonais vous font de l’œil : faîtes comme moi, choisissez sur photo. J’y ai dégusté pour la première fois de l’anguille grillée et j’ai adoré. Franchement, c’était excellent.

Le quartier des geishas :

à quelques minutes de marche du lieu précédent, se trouve un ensemble de ruelles étroites aux vieilles maisons. Vous croiserez tout comme moi beaucoup de femmes habillées en geishas mais je crains que ce ne soit que des touristes costumées. Cependant, un soir sur deux, sur réservation, il est possible d’assister à une représentation expliquant toutes les qualités, obligations, rôles d’une geisha ainsi qu’aux nombreux talents dont elle doit faire preuve : conversation, chant, musique…

Le château de Kanazawa :

je vous ai parlé dans un article précédent du château Aile de Corbeau de Matsumoto. Ici j’ai envie de l’appeler Aile de Colombe tant il est blanc. Il est entouré d’un grand parc et jouxte celui de Kenroju-en. Sa visite est gratuite. Et je le trouve vraiment très beau.

Conclusion provisoire

C’est fini pour Kanazawa. La semaine prochaine, je vous emmènerai au cœur des Alpes japonaises dans de très beaux villages de caractère.

 

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