NEKATUR au pays basque espagnol

En tant que blogueur, nous sommes parfois sollicités pour découvrir une activité ou un lieu auquel nous n’aurions pas pensé spontanément. Et c’est grâce à la proposition de Nekatur, association de tourisme rural de la région de San Sébastian-Donastia au pays basque espagnol que nous avons pu parcourir cette région agréable et surprenante.

Pendant 4 jours, Amaia guide de Nekatur nous a accompagnés, enchantés, ravis. Et c’est en compagnie de 3 autres blogueurs, Candie et Enora du blog Les Géonautrices et Anthony de French Adventurer que nous sommes partis à l’assaut du pays basque espagnol.

Mais tout d’abord, Nekatur, qu’est-ce que c’est ?

C’est une association représentant l’agro-tourisme ou tourisme à la ferme et gîtes ruraux du Pays basque. Moteur de recherche sur leur site web en fonction du lieu et des caractéristiques de chaque logement. C’est sans aucun doute le site le plus complet et le plus efficace pour trouver un logement rural au Pays Basque. Pour plus d’explications sur cette association, c’est par ici.

Nekatur est composée d’environ 255 établissements offrant la possibilité de profiter d’un séjour tranquille, en contact direct avec la nature et de jouir de la gastronomie et la culture basque. Une opportunité de se rapprocher de la vie traditionnelle de la ferme basque avec toutes les commodités et en même temps proches des différents sites cultures, villes et capitales basques.

Envie de suivre nos pas ? je vous dis tout ! Nous avons eu tant de choses en quelques jours que cette visite se scindera en deux articles. Aujourd’hui, je vous présente les deux premiers jours de balade dans ce pays basque espagnol, près de San Sebastian.

Que voir en quatre jours dans la région San Sebastian ou Donastia en basque?

Quatre jours peuvent paraître beaucoup pour une zone relativement peu étendue mais il y a beaucoup à voir. Sinon cela impose des choix cornéliens.

1 er jour :

Rendez-vous au gîte Enbutegi à Urnieta où nous accueille la charmante Pili, parlant basque et espagnol. Après nous être installés dans nos chambres, nous rendons une rapide visite à ses chèvres, ses poules et ses chiens avant de partir découvrir la partie la plus ancienne de San Sebastian. Et pour la première fois alors que je traîne en Espagne depuis plusieurs décennies, je vais pratiquer le sport national espagnol : aller de bar en bar boire un verre et grignoter les pintxos. Ne parlez pas de tapas, malheureux ! Contrairement aux tapas, les pintxos sont d’origine basque. Les pintxos en basque sont, comme les tapas, de petites portions de plats traditionnels à grignoter entre amis dans des bars pour accompagner une boisson. Alors que les tapas viennent de “couvercle”, les pintxos viennent de “pic”, ce pic qui traditionnellement embroche la bouchée à déguster. Il existe même un championnat mondial de pintxos chaque année en automne. Pour notre dégustation, trois arrêts :

● Ganderias

● Astelena

● Casa Urola

Dans les trois, nous avons goûté d’excellents pintxos, originaux et savoureux. S’y adjoint facilement le cidre local, bien plus âpre que son équivalent français ou son vin tout aussi local, le Txacoli. Le mode d’élaboration de ces pintxos offre une tonalité de goût qui se marie très bien à ces alcools. Et accumuler les pintxos comblent l’estomac, même le plus exigeant.

Bien sûr, nous en avons profité pour admirer différents points de Donastia, avec l’église San Vincent et la basilique Santa Maria, sa place rectangulaire, anciennes arènes de la ville où l’on peut encore voir les numéros sur les fenêtres. Saviez-vous que les places étaient gérées par la mairie et qu’un inconnu pouvait débarquer chez vous à l’heure de la corrida avec son billet acheté à la municipalité sans que vous puissiez vous y opposer et sans que cela ne vous rapporte un centime (ou à l’époque une peseta) ?

J’adore trainer dans les ruelles. La ville est animée toute l’année et son ambiance ne dépend aucunement de la présence des touristes. Ici l’exubérance n’est pas andalouse mais tout aussi naturelle, une délicieuse discrétion accompagne le sympathique accueil. Si vous craquez au point d’avoir envie de vous y installer, sachez toutefois qu’y vivre à temps plein peut être ruineux. Mais que dis-je ? Non, puisque vous avez la possibilité de loger pas très loin de San Sebastian en gîte rural.

Ce que nous avons fait à la fin de notre visite, regagnant Urnieta et sa casa rurale de grand confort, dans le calme de la campagne basque à seulement 10 minutes de la ville.

2 e jour :

Ne ratez pas le très copieux petit-déjeuner fourni par notre hôtesse en version sucrée et salée (il y avait encore la possibilité d’ajouter des mets sur la table comme des croque-monsieur à la demande). Plutôt bec sucré, je me suis régalée d’un petit déjeuner classique avec des gâteaux maisons tandis que Senior a opté pour la version salée et la charcuterie locale.

Getaria

C’est une charmante petite ville de bord de mer qui présente plusieurs lieux à ne pas manquer comme l’église de San Salvador. Considérée comme un joyau gothique du Pays Basque, elle a été construite au XIV et XV siècle. A cause du relief rocheux, le sol de l’église est en montée en direction de l’autel.

Il existe deux personnages illustres. Le premier est peu connu en dehors de l’Espagne pour ses hauts faits de navigation alors qu’il a été le premier à réaliser un tour du monde complet en bateau. J’ai nommé : Juan Sebastian Elcano. Il était le second de Magellan, mort aux Philippines pendant sa tentative de tour du monde. Et le second personnage célèbre est le couturier Balenciaga dont le musée se visite toute l’année. Je vous l’ai dit, il a fallu trancher et nous avons choisi la balade en bord de mer au détriment du musée.

Zumaia

Car ici est LA curiosité à ne pas rater. Si, selon moi, il est un lieu à inscrire en priorité sur vos tablettes, c’est bien celui-ci : le Géoparc Unesco de la Côte Basque. Sur 13 kilomètres, une spectaculaire formation rocheuse alterne des couches successives qui racontent l’histoire géologique de la Terre sur 60 millions d’années. Excusez du peu ! J’en ai eu le souffle coupé et même sans être féru de géologie, on ne peut manquer d’être admiratif et curieux devant ce phénomène naturel. Une façon simple de se rendre compte de la place de l’homme sur notre bonne vieille Terre.

Il est possible de l’observer depuis un bateau mais c’est vraiment à pied que l’on peut se rendre compte de l’exceptionnelle merveille naturelle. Son nom, imprononçable selon moi : le Flysch. Notre balade en bateau nous permis de bénéficier des explications de la guide sur Algorri de Begi Bestan. Mais la mer peu clémente ne nous a pas permis de nous approcher plus de ce Flysch.

En revanche, autre curiosité, et visible uniquement en visite guidée, saviez-vous qu’il se trouvait ici sans doute la dernière machine automatique pour la criée aux poissons ? Pour éviter les disputes voire les empoignades lors des enchères liées des ventes de poissons frais, cette machine rendait tout contestation caduque. Pour plus d’explications, je vous recommande d’effectuer la visite.

Un peu de temps avant d’aller se restaurer ? Nous rendons visite à Maité, jeune agricultrice très soucieuse du bien-être de ses animaux. Son exploitation Santa Klara bénéficie d’une vue exceptionnelle sur la mer. Et nous faisons la connaissance de chevreaux tout justes nés ainsi que de quelques vaches ayant préféré rester à l’étable lors de notre visite. Il est possible d’y séjourner une ou plusieurs nuits pour le plaisir des petits et grands enfants et de participer à la vie de la ferme encadrée par Maïté. Malheureusement pour moi, notre journée n’est pas terminée et d’autres activités nous attendent. www.nekatur/santaklara.es

Pause repas à l’excellent restaurant Bedua à Zumaia qui cultive ses propres légumes. Le cadre et le bâtiment sont singuliers. Quant à son intérieur, il est remarquable par sa conservation et sa mise en valeur. Leur spécialité : grillades de viandes et de poissons. Les plats y sont soignés et parfaitement dans le ton de cuisine régionale. Leurs desserts n’étaient pas mal non plus. Pensez à réserver, ce restaurant est plutôt côté et plein même en semaine. Quand je vous dis que la région vit même en l’absence de tourisme… www.bedua.es

La panse bien pleine, nous partons découvrir la vallée de Lastur avec un arrêt chez Karmen qui nous fait une démonstration complète de l’utilisation de la laine, en partant de la tonte jusqu’au produit fini. Je n’ai pu qu’admirer sa dextérité et mon incapacité à l’égaler. Ici tout est vrai. L’artisanat ne se démontre pas, un atelier seul, pas de boutique. On s’imprègne de la nature aussi naturellement que la laine des teintes pastels qui l’entourent. Même ambiance évidente et vraie pour les chambres . ( www.nekatur.net/goikola ). Elle est aussi adhérente de Nekatur et peut héberger dans son très joli gîte en pleine verdure, avec le chant d’un ruisseau en fond.

La prochaine halte sera l’occasion de nous exercer à la fabrication de talos, petites crêpes de maïs sous la supervision de Maitane de la maison Eleizondo. Nous les dégustons avec chocolat ou charcuterie selon les goûts de chacun. (Devinez le mien !) Senior n’a toujours pas compris pourquoi il a tant aimé ! Peut-être un retour à l’élémentaire geste et saveur culinaire ?

Puis à nouveau la visite d’un des derniers moulins à eau utilisé pour moudre la farine de maïs. Et bien sûr, il est possible là aussi de loger une ou plusieurs nuits.

Bergara, petite ville assoupie dans l’ordinaire de sa vie, s’offre à nous le temps d’une visite libre. Elle nous gratifie au hasard de notre déambulation des façades anciennes étonnantes d’authenticité.

Enfin nous nous installons pour la nuit chez Maïté , propriétaire de l’Agroturismo Lamaino Exteberri. Sa très jolie maison nous a évoqué les Alpes et ses chalets. Et là en un pas, vous voilà en un soupçon de truculence du mobilier, mené en toute discrétion vers l’âme du lieu.

Mais nous n’avons pas mangé ! Au Pays basque ? Impossible ! Nous dînons au restaurant Sirimiri où je craque (encore !) pour un riz au lait et nous allons nous coucher, le ventre bien plein et les yeux bien fatigués.

Conclusion très provisoire

Comme je vous l’ai expliqué en début d’article, la suite paraitra bientôt. Sinon, l’article aurait été bien trop long et lassant. Alors, à très bientôt !

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