Parlons street art à Melbourne : à la hauteur de sa réputation ?

street art à Melbourne

Parlons street art : à la hauteur de ma déception

Je suis une vraie fan de street art. Si vous nous suiviez depuis quelque temps, vous vous en êtes rendus compte. J’adore découvrir au fil de mes voyages de nouvelles pépites insolites d’art contemporain, que ce soit les boîtes aux lettres en Nouvelle Zélande, les panneaux détournés à Florence ou encore les murs peints à Lyon.

Nos attentes

Au vu de la réputation de Melbourne dans ce domaine, je m’attendais pour le moins à l’équivalent de Vitry sur Seine, cette petite ville en banlieue parisienne. Après tout, Melbourne est citée dans le trio de tête mondial des villes où se rendre pour y admirer des œuvres de street art. Nous avons sillonné la ville du Nord au Sud, du Sud au Nord, de l’Est à l’Ouest et de l’Ouest à l’Est, pour y repérer de quoi alimenter notre addiction.

Notre arrivée dans la banlieue nord où nous avons rendu notre voiture de location m’avait fait espérer des merveilles. Des fresques murales impressionnantes ornaient ce quartier industriel.

Alors, Melbourne ?

Commençons par la plus connue de toutes :

Hosier Lane

Situé près de la gare Flinders Station, cette rue est la plus célèbre et la plus visitée de Melbourne. On y vient en groupe, en masse devrais-je dire, appareil photo ou smartphone vissé à la main, y voir des œuvres éphémères et sublimes.  Enfin, ceci correspondait à mon attente nourrie par la lecture de nombreux blogs sur le sujet.

Cette ruelle est effectivement couverte de peintures, de graffitis et d’œuvres plus esthétiques. Mais en visitant la ruelle, je me suis dit : « tout ça pour ça ? ». Même si certains dessins sont superbes, ils sont peu nombreux et limités de toute manière par la taille de la ruelle. La surface couverte par les graffitis est nettement supérieure à celle portant de réelles propositions artistiques.

Sydney Road

Cette très longue rue (8 km) traverse deux villes proches de Melbourne : Brunswick et Coburg. Une belle balade à pied avec la possibilité de vous restaurer français ou local ou grec ou ce qui vous passe par la tête. Pour les fanas comme nous, elle présente la plus grande concentration de street art de l’agglomération, que ce soit le long de l’artère principale ou le long de la voie de chemin de fer. Il est possible de s’y rendre avec le tramway ligne 19 et de descendre au niveau du Zoo. Compte tenu de la longueur de la rue, la densité demeure cependant faible avec la malheureusement toujours dominance des graffitis.

 

Docklands

Dans l’article précédent, je vous ai parlé de ce quartier pour son architecture et son ambiance. Les œuvres de street art y sont légion, de très bonne qualité et c’est un régal que de se balader le nez au vent et de découvrir, par hasard, un quasi chef d’œuvre. Le pied : voir son art préféré dans un cadre d’exception. Même si bien sûr le street art parfois s’anime, voire se sublime, pour le plus grand bonheur de ses adeptes, en jouant avec son cadre (architectures, histoires, conventions…) au hasard des lieux.

 

Quartier chinois

Autre quartier, autres œuvres. Quand nous vous disions que nous avions écumé Melbourne.

Près de Victoria Market

Quelques ruelles valent également le détour…

Fitzroy

Au sud de Melbourne, voici un autre quartier à explorer pour y apercevoir quelques œuvres mais n’en attendez pas de merveilles.

 

 

Le mot de Senior :

Premier lecteur chronologiquement parlant de ma Séniorette, je voudrais témoigner de mon étonnement à la découverte de son article. Je n’en ai pas compris son arrondi. Sans doute est-ce sa toujours bienvenue et agréable courtoisie. Je ne l’ai pas. Reconnaissons cependant à l’agglomération de Melbourne un point positif, elle accepte de fait le street art, bien d’autres villes ne le font pas. Hors cela, ni la qualité habituelle graphique (sujet toujours discutable), ni les idées sous tendues (sans doute beaucoup m’ont échappé), ne justifient le titre de ville remarquable pour le street art.

Toujours est-il que l’esthétique retient rarement le regard des passants. La proposition de jeu social apparait exceptionnellement dans l’articulation au cadre : architectures, histoires, conventions.

Faut-il trouver une explication au travers la suprématie des graffitis écho ennuyeux de notre société matrice à selfies ? Le street art à Melbourne me fait m’interroger. Cette terre australe a-t-elle réellement gagné dans le troc imposé : art moderne aborigène pour art moderne ? Arnaque ? Pour vous, Séniorette a fait son choix dans la crème !

Conclusion provisoire

Ma première réaction a été celle-ci : « déception à la hauteur de mon attente ». Contrairement à mes projections, le street art n’est pas aussi répandu dans Melbourne que je le supposais. Si je m’étais cantonnée à visiter les endroits cités par les guides, je serais repartie avec une désillusion énorme. Par chance, notre séjour d’un mois et notre envie de sortir des chemins tracés nous a permis de découvrir quelques pépites.

J’espère que vous aurez apprécié cet article plus visuel qu’à l’ordinaire. Si vous avez découvert d’autres quartiers adeptes de cet art, ajoutez-les en commentaires. Merci. Si, en plus, vous avez remarqué que je me suis emmêlée les pédales en attribuant telle œuvre à tel quartier, n’hésitez pas à le corriger.

Nous vous retrouverons la semaine prochaine pour un autre article sur l’Australie. Plus précisément un état un peu à l’écart, géographiquement parlant : la Tasmanie.

A lundi prochain.

 

 

 

 

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