MONT FUJI L’INCONTOURNABLE

Je me demande si le Mont Fuji n’est pas le plus cher au cœur des Japonais. Connu de par le monde, représenté sur des tableaux, des aquarelles, pris des millions de fois en photos, escaladé par des milliers de personnes chaque semaine, voire chaque jour l’été…

Après vous avoir entrainé dans les bains de Konosaki, voici que je vous emmène au pied de ce Mont légendaire.

Comment se confronter avec ce symbole nippon ? Allais je, comme parfois ailleurs être déçue par la réalité ?

Que voir au Mont Fuji

Les lacs

De nombreux lacs parsèment les abords du mont Fuji. Et la photo parfaite, avec le reflet du Mont Fuji, se fera depuis le lac Kawaguchi. Le spot le plus connu est devant l’Hotel de ville.

Avant la neige

Le téléphérique Mont Fuji Panoramic ropeway 

Sur une des rives du lac Kawaguchi, se trouve un téléphérique qui vous emmène sur un mont en face du grand Mont Fuji pour une vue exceptionnelle. Enfin, parait-il. Lors de mon passage, alors que le Mont Fuji venait de se débarrasser de son enveloppe de nuages, je me suis dirigée vers le téléphérique. Horreur, fermé pour maintenance jusqu’à la date de mon retour en France. Déception pour moi et déception pour le Mont Fuji, qui, de chagrin, est retourné se cacher dans ses nuages.

Oshino Hakkai

Ce lieu particulier est l’objet de culte. Autrefois un lac, il n’en reste aujourd’hui que 8 bassins. Chaque bassin recueille les eaux filtrées pendant 80 ans du Mont Fuji. Et chaque bassin ou étang est dédié à une divinité particulière, tout comme les huit lacs autour du Mont Fuji. Boutiques de souvenirs et restaurants n’ôtent pas le charme de l’endroit et même la neige qui a saupoudré le lieu a ajouté au plaisir de la découverte.

Saiko Iyashi-no-sato Nenba 

C’est un village ancien reconstitué pour le bonheur des touristes. Rien de particulier à part qu’il est proche du lac Saiko, connu et apprécié des pécheurs. Pour 1000 yens, somme raisonnable (environ 7.5 euros) vous pourrez louer un costume de samouraï ou de dame de compagnie le temps de votre visite.  J’ai ainsi pu admirer beaucoup de touristes chinois et malais ravis de jouer les modèles devant mon appareil photo. Et la vue sur le Mont Fuji y est exceptionnelle, parait-il. Je n’ai pu le vérifier, le traître s’étant planqué derrière un mur de nuages.



Shiraito no taki 

De très jolies chutes d’eau dans la montagne méritent le déplacement, plus pour la vue incroyable sur le Mont Fuji (à mi-chemin sur le trajet des cascades )en face du parking depuis le camping) que pour les cascades en elles-mêmes. La route pour y parvenir est étroite et pas évidente. Il est possible de venir à pied pour le plus courageux.

La foret d’Aokigahara ou forêt des suicides

Ce lieu, classé en second dans les endroits les plus romantiques pour se suicider après le Golden Gate à San Francisco est parait-il de toute beauté, avec une végétation dense, de belles mousses et une particularité : elle est silencieuse. Pas d’animaux. On s’y perd facilement aussi. Très douée pour me perdre et n’ayant pour l’instant aucune appétence pour le suicide ou les suicidés, j’ai préféré sagement ne pas y aller.

Et le Mont Fuji alors ? 

La première fois que je l’ai vu, je roulais tranquillement sur l’autoroute depuis Kyoto. Encore une centaine de kilomètres à faire et les tunnels s’enchainaient. Puis, au sortir d’un, un peu plus long que les autres, Il s’est encadré, parfaitement dans l’alignement de la route, sommet blanc, cône dégagé, posé sur une mer de nuages. Impossible de s’arrêter, bien sûr. Je m’en suis remplie les yeux et l’âme. Quelle beauté.

Puis, arrivée sur mon lieu de séjour, à ses pieds ou presque avec une vue partielle sur Lui, j’ai eu la chance de l’admirer, net, propre, dégagé des nuages toute la journée.

Le lendemain, alors que je courais le long du lac, comment ne pas le regarder se refléter dedans ?

Plus tard, c’est tout en haut de la montagne lui faisant face que Titine m’a vaillamment emmenée pour un éblouissement permanent. Puis, au retour de la petite balade de 30 mn vers les cascades, à 14h, il a décidé de tirer le voile, de se recouvrir de nuages et de disparaitre du paysage. Totalement. C’est même un peu perturbant de ne plus être capable de discerner sa silhouette, de ne plus vraiment savoir où il se trouve et d’espérer que le lendemain, Il sera de nouveau visible. Et une neige fine est tombée, rendant l’horizon encore plus compact.

Puis ce matin, au réveil, la pluie lourde et intense partageait le paysage avec la brume épaisse. Toujours pas de Mont Fuji à l’horizon, planqué derrière sa couette duveteuse. Même quand le soleil est apparu, remplaçant l’averse, il a gardé la tête dans les nuages. Dommage… Et c’est au retour de ma balade du jour, quand je me suis installée au bureau dans mon lieu de séjour qu’il a eu pitié de moi et s’est découvert, enfin. J’ai abandonné article, ordi et sac ; j’ai bondi sur mes clés de voiture et mon appareil photo et je suis repartie à l’assaut de la montagne, appréhendant la petite route mais avec l’espoir qu’Il m’attendrait avant de se coucher. Je suis arrivée sur le terrain de camping, je me suis garée en sauvage. Et voilà…

Conclusion provisoire 

Vraiment, la nature japonaise est fabuleuse. Elle m’aura procuré le plein d’émotions, de joies, d’émerveillement aussi. Et Fujisan, le nom local du Mont Fuji restera dans ma mémoire comme un moment de pur bonheur.

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