Takayama, un trésor caché dans les Alpes japonaises

Après Kamikochi et avant Kanazawa, je souhaite vous faire découvrir une région adorée par les Japonais et moins connue des étrangers : Takayama. Préparez-vous, je vais vous régaler en photos aujourd’hui.

Takayama, un trésor caché dans les Alpes japonaises

C’est une petite ville, presque un village à l’échelle japonaise que je vais vous présenter aujourd’hui, ignorée du Guide Bleu sur le Japon. C’est en trainant sur le net que l’envie d’y faire un petit tour m’a saisie.

Généralités

Takayama

Takayama est une ville occupant la préfecture japonaise montagneuse de Gifu. On la surnomme la Kyoto des montagnes.

Pourquoi ?

Pour les ruelles étroites de son quartier historique datant de l’époque Edo. Des boutiques et des restaurants occupent la quasi majorité des lieux sans pour autant ôter le charme de l’endroit. Comme partout au Japon, on peut voir les longues files d’attente devant les auberges, voire devant les stands de crêpes ou d’onigiri.

Que voir à Takayama

Le marché local :

Le long du canal se déroule le matin un marché de produits frais depuis des temps immémoriaux. Pour plus d’authenticité et éviter les hordes de touristes, levez-vous tôt , vous ne le regretterez pas. Les marchandes de primeurs haranguent la foule à la japonaise, avec discrétion. Il faut être tout proche pour l’entendre. Les plaisanteries des clients fusent et la bonne humeur est assurée. De plus, les fruits sont à un prix bien plus correct qu’ailleurs.

La balade des temples

Une promenade spirituelle vous emmène de temple en temple. Le balisage n’est pas évident. Un plan remis par l’office du tourisme ne m’a pas empêchée de me perdre et de finir dans un joli cimetière dans la montagne. Euh, littéralement, pas métaphoriquement. Et là aussi, j’ai vu les affiches pour avertir de la présence des ours. Et je me suis demandé si le prendre en photo le flatterait suffisamment pour qu’il me laisse repartir vivante. Pour l’instant, je n’ai pas eu besoin de tester.

La balade historique

Elle retrace les lieux importants de la ville, s’attarde dans les maisons de justice, les musées, les lieux de cérémonie du thé… Là, je ne me suis pas perdue cette fois. Mais j’ai préféré la balade des temples à celle-ci.

Sanmachi suji

Le quartier historique dont je vous parlais en introduction. A taille humaine et avec peu de touristes occidentaux. De jeunes japonais en font la destination pour les photos de leur album de voyage, ce qui m’a permis d’admirer les costumes traditionnels. Les files d’attente indiquent soit la popularité d’un lieu, soit l’excellence de ses produits soit encore la belle patience des autochtones.

Hida village culturel

S’il est une visite à ne pas rater, si le temps vous manque pour une halte plus longue, privilégiez ce village culturel. Posé à flanc de colline, vous bénéficierez en plus d’une jolie vue sur la ville de Takayama.  Ce village reconstruit ici comporte 30 maisons typiques style gasshô-zukuri aux toits de chaume très pentus (je vous en parlerai plus dans l’article sur Shirakawago). Il est possible de s’essayer à divers artisanats : la calligraphie, la peinture, l’ébénisterie et autres.

Des jeux pour tous les âges sont disponibles gracieusement et en libre-service. Je me suis essayée avec succès aux échasses. J’y ai retrouvé mes sensations d’avant même sans mon habileté d’enfant.

Les demeures correspondent à différents métiers et un très joli jardin y a éclot . Il est possible de les visiter et d’en apprendre plus sur la vie à l’époque Edo, sur le quotidien des artisans particulièrement mais pas seulement.  Il faut grimper jusqu’au plus haut point du village dans le petit temple. Son plafond réalisé par une vingtaine d’artistes différents est particulièrement remarquable. Et vous aurez une vue imprenable sur le village.
Bien qu’il ne soit pas immense, les deux heures que j’y ai passées ont filé sans que je ne m’en aperçoive. Et j’avoue ne pas être du genre contemplatif habituellement.

Ajoutons-y l’automne et voici pourquoi j’ai adoré cet endroit. Bien que reconstitué, il semble particulièrement authentique. L’absence de foule doit en partie en être responsable. Avoir le plaisir d’arpenter un tel lieu, seule ou quasiment est un délice. Jugez-en sur les photos.

Ce village constitue un régal pour les photographes et tous ceux qui aiment les beaux endroits.

Conclusion provisoire

Voilà, c’est fini pour cette semaine avant que je vous embarque avec moi à Kanazawa, grande ville du bord de mer.

En attendant, excellente semaine à vous. Et si le sujet vous interesse, je vous conseille de jeter un oeil sur ma chaine Youtube. depuis début février, les vidéos sont consacrées au Japon. Bon visionnage.

https://www.youtube.com/seniorsenvadrouille2/?sub_confirmation=1

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