TURQUIE Le meilleur de la Cappadoce et Antalya

Avant-propos

Nous ne connaissions absolument pas ce pays. Aucune visite de notre part. A part Istanbul que je me promettais de visiter un jour mais je ne l’avais même pas noté sur nos tablettes des voyages à venir.
Autant dire que l’invitation du directeur de Beytours est tombée à pic. Curieuse de nature, je n’ai pas vraiment hésité à l’idée de découvrir cette région du monde. C’est donc avec plein d’entrain et avec une légère crainte que nous sommes partis de l’aéroport de CDG Paris, sur un vrai vol charter où tout est payant.

Je n’ai plus participé à un circuit organisé en grand groupe depuis de très nombreuses années. J’en ai gardé un souvenir mitigé : les rythmes effrénés et ritualisés avec les levers très matinaux et les couchers très tardifs sans oublier les éternels râleurs, les personnes en perpétuel retard, les jamais contents et autres joyeusetés.

La Turquie en bref

Ce pays à cheval sur l’Asie et l’Europe recevait beaucoup de touristes occidentaux, entre autres français et allemands avant la guerre en Syrie. Son économie profitait des devises apportées par les touristes. Bien sûr, le conflit armé à ses frontières a fait péricliter l’industrie touristique au grand dam de sa population.

Paradoxalement peu connu sauf pour ses stations balnéaires au bord de la mer Egée et la ville d’Istanbul, il abrite pourtant de nombreuses pépites. Et il y a de quoi : une superficie une fois et demie celle de la France, une civilisation très ancienne mitoyenne de l’antique Grèce, qui s’allonge sur une grande partie de la route de la soie et qui en son temps à tutoyer l’Égypte des pharaons.

Le personnage historique incontournable est Kemal Ataturk qui a fondé la république après avoir lutté contre l’empire ottoman. On le retrouve partout, dans les conservations, les statues, les billets de banque, etc.

Le circuit Cappadoce et Antalya

Pendant une semaine, en groupe et formule complète, nous allons découvrir le meilleur de la Cappadoce et d’Antalya.

1er jour :

Après le petit déjeuner, nous quittons notre hôtel dans lequel nous sommes arrivés la veille, direction Konya. La ville est importante pour la chrétienté car évangélisée par Saint Paul selon les écrits. Le trajet en bus est long mais le paysage est particulier, réservant en de nombreux endroits, passages, points de vue, des images en carte postale qui nous ouvrent progressivement aux singularités du pays. Nous traversons la chaîne des Monts Taurus puis un long plateau d’où émergent des hameaux, des animaux et parfois un mode de vie qui pourrait être d’un autre temps.


L’arrêt à Konya nous permet de visiter le musée de Mevlana, l’un des pères du soufisme, fondateur de l’ordre des derviches tourneurs. Quand un homme désirait consacrer sa vie à cet ordre, il devait tout d’abord passer 40 jours et nuits dans sa cellule à réfléchir sur lui, ses défauts, à se débarrasser de son ego. Il ne nourrissait exclusivement de pain sec et d’eau. De quoi mettre à mal bien des vocations !

Bus à nouveau pour rejoindre la Cappadoce. Prévoir un ou plusieurs livres, de la musique, voire des vidéos pour passer le temps. Mais il est aussi possible de discuter avec ses compagnons de voyage et d’écouter le guide qui explique la région et nous introduit dans l’histoire de la Turquie. Ou encore de voir défiler les reliefs des hauts plateaux annonciateurs de notre destination.

Avant d’arriver à notre hôtel dans lequel nous resterons 3 nuits, nous pouvons jeter un regard sur la vallée troglodyte. Juste un teaser mais de quoi ouvrir largement notre appétit de découverte pour le lendemain matin.

2e jour :

Nous sommes à Urgup, village troglodyte. Notre hôtel ne l’est pas. Il existe en effet des hôtels de luxe qui utilisent les cavités des anciennes maisons troglodytes pour offrir au touristes une note d’authenticité toute locale. Les prix sont toutefois élevés, surtout pour un pays comme la Turquie.

Nous allons nous promener dans ce paysage insolite, fascinant et grandiose qu’est la Cappadoce. Nous commençons en douceur par la visite du musée en plein air de Goreme.

Il rassemble de nombreuses églises troglodytes, des lieux de vie, etc. certaines églises étaient en restauration J’ai beaucoup apprécié la grotte de la Pomme et Senior celle de Ste Barbara. Chacune a son histoire et j’apprécie beaucoup la présence d’un guide qui peut nous les raconter avec verve.

Même si ce site est fabuleux, je suis plus impressionnée par le paysage, les grottes, les doigts de fées, la fragilité apparente des monticules, par ce panorama ciselé par l’érosion et en perpétuelle évolution. Malgré la présence bien compréhensible de la foule des visiteurs, Senior est touché par ce lieu de vie antique si bien intégré au site géologique. Espace en suspens dans le temps où comme par grâce le présent encore adapté à ce paysage si charismatique vient le rejoindre. Cavités aux surfaces qui au cours des générations et des peintures tracent l’évolution des émouvantes fois naissance vers les plus fines et scrupuleuses églises actuelles. Le soir, nous assistons à une soirée folklorique (en supplément). Interessante, agréable à regarder. Si Senior a préféré la danse des 7 voiles (on se demande pourquoi), j’ai été épatée par celle de la derviche tourneuse.

3e jour :

Nous voici à Avanos, centre de la poterie et de la fabrication du tapis fait main. Oui, vous l’avez deviné. Nous allons visiter une fabrique de tapis. C’est une des visites dont l’évocation me crispait. Je n’aime pas les visites avec obligation d’achat. Ce n’a absolument pas été le cas ici, à ma grande surprise. J’ai compris les différents nœuds utilisés comme le nœud turc, les différents matériaux utilisés comme la laine, le coton, la soie mais aussi le bambou. Les prix sont en rapport avec la qualité. Des facilités d’achat et de livraison sont associés au sérieux des garanties.

J’ai été époustouflée par un magnifique tapis en bambou dans les tons bleus. Les vendeurs connaissaient leur travail mais ne harcelaient pas. Senior a préféré celui en soie. Oui, il a des goûts de luxe. Il se souvient encore de cette pièce, où encore roulée dans les bras des exposants, telle une panthère indolente, ses ondulations trahissaient sa magnificence. Et voilà qu’en quelques secondes elle s’étendait à ses pieds. Il s’est vécu calife l’espace d’un instant.

Puis nous nous sommes promenés dans un paysage féérique, la vallée d’Avcillar et la forteresse d’Uchizar. Nous avons grimpé à son sommet pour y admirer la vue. Elle porte si loin que le paysage dans lequel nous avions crapahuté le matin nous est apparu minuscule. Regardez bien les bus sur la photo pour avoir une idée de la taille du paysage.

Ensuite, arrêt chez les derviches tourneurs (en supplément). Une salle dans la pénombre, fraîche, une mélopée lancinante, des mouvements hypnotiques et la quasi-totalité des spectateurs a lutté contre le sommeil. Senior à particulièrement apprécié cette proposition hypnotique très respectueuse, propice pour se déconnecter au moins quelques instants du fatras des conditionnements occidentaux. Un espace de recentrage en toute humilité pour qui s’y vit sensible.

4e jour :

Nous visitons une ville souterraine, une vraie qui a accueilli près de 10 000 personnes soit 2000 familles plus leurs animaux. L’eau nécessaire à la vie était puisée dans des puits creusés à l’intérieur des roches. Un système d’aération sophistiqué participait à l’élémentaire de la survie. Plusieurs niveaux étaient creusés. Il doit y être très facile de se perdre. En cas de siège ou de tentative d’invasion, de grosses meules de pierre étaient roulées sur les ouvertures. Et si besoin, la fuite était toujours possible vers d’autres villes souterraines. La visite est étonnante, inattendue. Le site est totalement intégré aux habitations en surface, lieu d’une vie quotidienne simple.

Puis un caravansérail : le mot évoque la route de la Soie qui passait bien sûr par ici. Les bâtiments est magnifiquement restauré. Certains caravansérails ont été transformés en restaurants, fréquentés plus par les touristes turcs qu’internationaux.

Et nous repartons pour Antalya avec à mi-chemin, le plaisir et l’amusement de voir la neige et de la toucher. Elle transforme agréablement le paysage alors que nous rêvions de soleil et de chaleur.

5e jour :

Après la visite obligatoire d’un magasin de cuir (très belles pièces et prix en adéquation), nous arrivons à Aspendos, ancienne ville romaine dont le théâtre a été parfaitement restauré. Il pouvait accueillir 15 000 personnes. Tout à côté, on peut se balader dans le stade, aller marcher dans les collines environnantes pour ne pas rater les nombreuses ruines qui les parsèment tout en se laissant gagner en toute quiétude par un dépaysement aux parfums antiques.

Ce site mérite une vraie longue halte que ce soit pour se balader ou juste se poser et s’imprégner des lieux. Attention, le temps s’y écoule différemment et passe bien trop vite.

Perge ensuite : cette ancienne ville a accueilli environ 60 000 personnes. Très étendue et en cours de restauration, elle présente, une agora, un stade, un tout à l’égout d’époque, de larges avenues avec trace de roues de char d’origine, des bains publics, etc. C’est une très jolie découverte sous le soleil. Le site est immense. Donc, prévoyez de bonnes chaussures, un chapeau et de l’eau. Il tient la comparaison avec les meilleurs sites des péninsules ibérique et italienne sans compter ceux de Grèce.

Antalya : nous sommes proche du quartier de la vieille ville. Le vieux port avec sa mosquée en est le centre, il attire les locaux et les touristes. Les marchands de souvenirs y sont un peu plus insistants qu’ailleurs. Mais le cadre est beau et la ville agréable. Si vous désirez une vue complète du port, allez un peu plus loin sur l’avenue toujours le long de la mer jusqu’à un parc avec une sculpture de dinosaure.

6e jour :

Antalya est une station balnéaire reconnue et appréciée des turcs comme des touristes internationaux. Les cascades de Karpuzkaldiran se jettent directement dans la mer. Plus joli que sur les photos.

Puis nous déambulons à notre guise dans la ville d’Antalya. Y vivre doit être agréable. Les locaux le sont.

7e jour :

Au petit matin, nous repartons pour Paris avec plein de jolis souvenirs et images dans la tête.

Mon bilan :

Malgré mes craintes liées à un circuit organisé, j’ai passé un excellent séjour en Turquie. Le groupe était de taille correcte (16 personnes) et le guide, très professionnel et très patient, aplanissait avec sûreté toutes les difficultés. J’avais oublié ce que c’est de n’être en charge que de soi-même, ne pas se préoccuper de l’hébergement, du transport, de ne pas gérer le imprévus et les problèmes. Et avoir un guide avec soi ouvre l’accès à une mine de renseignements fabuleuse, que ce soit sur les lieux visités, la culture ou les coutumes. De plus, il émane de ce pays à forte identité une ambiance qui lui est propre où se mêlent réalisme et sagesse.

Parlons de Beytours

Comme je l’ai dit en introduction, c’est grâce à l’agence Beytours que nous avons pu réaliser ce circuit. Cette agence existe depuis 1986. Elle propose actuellement 3 circuits :

  • Le Meilleur de la Cappadoce & Antalya (8jours/7nuits, Antalya-Cappadoce)
  • Le Meilleur de la Côte Turquoise (8jours/7nuits, Antalya-Fethiye-Bordum-Pamukkale)
  • Le Meilleur de la Turquie (9jours/8nuits, Istanbul-Cappadoce-Pamukkale-Ephese-Bursa)
    Les 2 premiers, départ garanti, sans minimum de participants, tous les lundis du 08/04 au 04/11)
    Le dernier, départ avec minimum de 6 participants.

Vous pouvez trouver ces circuits vendus par Carrefour Voyages, Last minute, Fram, Promo Vacances, Promo Séjours … Mais les comités d’entreprise et les associations peuvent également les proposer en direct.

Et si on souhaite partir entre amis , l’agence propose des circuits personnalisés et privatifs. Pour un prix interessant, il vaut mieux constituer un groupe d’au moins 6-7 personnes.

Pour joindre directement Beytours et bénéficier d’un tarif avantageux, vous pouvez leur adresser un mail à agence@beytours.com ou téléphoner au 0140220420.

Pourquoi visiter la Turquie selon Beytours :

  • C’est un des pays présentant de nombreux attraits : mer, soleil, culture et histoire…
  • C’est le berceau de différentes grandes civilisations, ethnies et cultures. 
  • Shopping (pays relativement bon marché dû à la valeur basse de la monnaie turque)

Pourquoi visiter la Turquie selon nous :

Pour toutes les raisons citées au-dessus auxquelles il faut ajouter la proximité de la France, la gentillesse des locaux et les paysages incroyables.

Et vous, quand venez-vous ?

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4 comments

  • Même si je suis déjà passée par les circuits organisés il fut un temps, ce n’est pas ma préférence. Ceci dit je suis bien d’accord avec toi, n’avoir rien à gérer ou si peu et ne penser qu’à soi, est fort agréable.
    La Turquie doit être magnifique.

    Répondre
  • Coucou .
    Tu as dû passer un merveilleux moment. Cette destination me fait sincèrement rêver, et j’ai voyagé un peu avec ton article. Merci!

    Très belle soirée,
    Estelle

    Répondre

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