Vélodyssée Mûr-de-Bretagne à Pontivy (facile)

Mûr-de-Bretagne

Je vous ai laissé à Mûr-de-Bretagne. Cette ville est connue pour sa vue, pour sa grimpette impitoyable de deux kilomètres  (7%) en venant de Pontivy. Par chance, pour vous, ce sera en descente sauf si vous avez décidé de faire la vélodyssée dans l’autre sens : comme vous êtes courageux !

Y parvenir

Vive la SNCF. Si vous souhaitez commencer votre parcours ici, vous n’avez pas choisi l’option la plus facile avec un vélo, toujours sous housse. Depuis Paris, TGV pour Saint Brieuc puis bus direction Lorient avec votre changement à Loudéac. Enfin un dernier bus vous emmènera à Mûr-de-Bretagne. Sinon, tentez Blablacar.

L’étape du jour

Elle est courte car un arrêt à Pontivy m’est apparu indispensable à cause de la richesse de son histoire. Seulement 24 kilomètres de pédalage sans les détours ou erreurs de direction. Je suis particulièrement douée dans ce domaine.

Si vous avez logé dans le village tout en pente avec ses habitants accueillants et sa vue sur les environs, oubliez les panneaux routiers. Demandez bien aux habitants la direction de la Vélodyssée direction Pontivy.

En effet, une autre piste cyclable passe dans ce village et vous emmène en direction de Loudéac. Soyez attentif. Les locaux vous indiqueront comment attraper la voie verte et au carrefour de pistes cyclables, prenez celle qui descend allègrement en direction du barrage. À vous alors les deux kilomètres en roue libre .J’y ai croisé des cyclotouristes qui maudissaient leur conjoint et son idée de vacances actives. Oui, ils grimpaient, eux !

ATTENTION           

A la fin de la descente, vous allez voir un panneau qui vous propose la direction du barrage à 2 km ou moins. N’y allez pas. Sinon, vous pourrez admirer comme moi et tous les autres cyclistes qui y croyaient, la barrière électrique de la centrale du barrage et rien de plus.  Si vous voulez vraiment admirer la vue sur le barrage, en arrivant à Saint Aignan prenez le chemin qui grimpe jusqu’au sommet. Vous y verrez le panorama, Castel-Finans, la motte cadastrale de Conomor et la chapelle Sainte-Tréphine.

Le paysage ensuite le long du canal vous divertira tout comme la navigation des bateaux électriques, des barques et autres touristes.

Point culture pour vous distraire en pédalant

 

Non, je ne vous ai pas encore parlé de légende ou d’anecdote. La voici. Plus haut, je vous ai parlé de Conomor. Ce brave chevalier breton du 6ième siècle  était fort ambitieux, machiavélique, brutal et sans scrupule. Surnommé le Cruel ou le Maudit, il aurait inspiré la légende de Barbe Bleue à Charles Perrault. On prétend qu’il tuait ses épouses dès qu’elles étaient enceintes. Un moyen de contraception comme un autre me direz-vous. Dans la réalité, il n’aurait tenté de tuer que sa première épouse. Rien à voir avec ce brave roi d’Angleterre Henry VIII qui a eu 6 femmes dont deux moururent exécutées sur ses ordres. Et comme le Pape ne validait pas ce type de dissolution du mariage, la scission entre église catholique et anglicane alors se fit. Et notre brave roi Henry VIII devint le chef de l’Église anglicane. On en apprend des choses en pédalant, n’est-ce pas ?

Attention aux différents panneaux indicateurs spécial cyclistes. Plusieurs directions sont indiquées. Si vous cherchez à rejoindre le centre-ville de Pontivy, prenez la direction du château.

La visite incontournable :

Pontivy

Cette ville mérite un arrêt pour délasser ses mollets certes, refaire le plein de provisions si vous le souhaitez mais également pour son histoire très riche, son patrimoine culturel et la gentillesse du personnel de l’office du tourisme. Ce dernier organise chaque jour des visites guidées à un prix très raisonnable. Visite médiévale et/ou visite napoléonienne ? Vous avez aussi. A vous de choisir ou de combiner les deux.

Je ne voudrais pas déflorer le plaisir que vous aurez à vous balader dans les rues jusqu’au château construit sur une hauteur, comme souvent. Ce château, qui a résisté à l’outrage des ans, a eu plus de mal à résister à l’outrage des hommes. Une restauration mal réalisée il y a quelques décennies sur un mur du château associée à une pluie diluvienne de plusieurs jours a fait s’écrouler la paroi droite de la muraille. Les ouvriers avaient simplement bouché les conduits d’évacuation d’eau. !

Sur le plan gracieusement fourni par l’office du tourisme, vous repérez une zone verte et une zone rouge.

La partie rouge est la partie médiévale où il fait bon flâner dans les ruelles, admirer les maisons à colombages. Mais Pontivy n’est pas une ville dont l’intérêt se limite à son quartier médiéval.

Pontivy s’est appelée un temps Napoléon-Ville. Napoléon voulait en faire une ville moderne, SA ville, en position stratégique pour contrôler la région et le commerce fluvial  pour faire face aux difficultés engendrées par le blocus naval anglais. Vous la devinerez dans la partie verte avec ses avenues au cordeau et ses bâtiments imposants. Initiée par Napoléon I, elle sera poursuivie par son neveu Napoléon III.

Cette ville a deux églises consacrées, une médiévale et une bien plus récente. Pour terminer les travaux, Napoléon III et sa femme Eugénie ont pris sur leurs cassettes personnelles que ce soit tant pour l’église que pour l’hospice.
Une dernière anecdote pour cette église : le premier emplacement choisi devint celui de la future gare. L’église fut donc construite sur un terrain marécageux et n’est pas construite dans le bon sens. Vous le savez peut-être, moi je l’ai appris là : toutes les églises sont orientées vers l’Est, vers Jérusalem sauf celle-ci. Le sol mal stabilisé risque de provoquer l’effondrement du bâtiment. D’ailleurs, des dalles se soulèvent et beaucoup d’humidité ruisselle sur les murs.

Bien que consacré, ce lieu ne sert qu’ occasionnellement pour des expositions ou des cérémonies religieuses exceptionnelles. Contentez-vous de l’admirer de l’extérieur, particulièrement les gargouilles.

Conclusion provisoire

J’ai apprécié cette journée facile pour les rencontres avec d’autres cyclotouristes, les discussions à bâtons rompus avec des inconnus, les vues sur le canal et en fin de parcours, la visite de Pontivy. Il y aurait tant à dire sur cette ville. J’espère que je vous ai donné envie de la découvrir, à vélo, à pied, comme vous le souhaitez.

La prochaine fois, je vous parlerai du trajet Pontivy – Josselin, une jolie étape de plus de 50 kilomètres. Attention à vos mollets !

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