Wakayama et Kobe coup de coeur ou coup de spleen ?

Après mon court séjour dans le monastère de Koya-san, j’ai rejoint la civilisation… Pardon je veux dire la côte, laissant dernière moi la belle montagne aux jolies couleurs et aux milliers de temples. Non, je ne fais pas d’overdose à la visite de temples. Pas encore. On verra dans un mois.

Je vais aujourd’hui vous parler de deux grandes villes japonaises, Wakayama et Kobe. Commençons par Wakayama.

Wakayama

C’est une ville plutôt industrielle dont je n’attendais pas grand-chose en termes de découverte. Je désirais juste une halte pour travailler sur mes articles. De ma chambre d’hotel 4 étoiles, réservée avec une super promotion de dernière minute,  j’avais une vue directe et impressionnante sur le château de Wakayama

Le château

J’y ai admiré, chaque fois que je relevais la tête de mon ordinateur, le coucher de soleil parant ce château blanc de douces nuances chatoyantes avant que l’éclairage nocturne ne le remplace Quel bonheur d’être dans un lieu d’exception. De mon 17e étage, j’ai admiré la vue directe sur le château jusqu’à ce que le sommeil ne me gagne.

Son parc est ouvert en continu ce qui en fait un lieu de promenade pour les habitants et les sportifs.

Le temple des poupées

Son vrai nom est Awajima-jinja mais avouez que le temple des poupées est plus parlant. En y arrivant, je ne me souvenais plus pourquoi je voulais absolument le voir, après ma cure de temples à Koyasan. En y entrant, je me suis souvenue.


Ce temple abrite une collection phénoménale de poupées, de statuettes, de bibelots. Pourquoi ? Il offre une cérémonie funéraire aux vieilles poupées avant de les incinérer. N’importe qui peut laisser ses vieilles poupées ici et déposer de l’argent pour payer la cérémonie. Les Japonais craignent de déranger les esprits vivant dans ces objets, les poupées étant considérées comme des intermédiaires entre le monde réel et celui des esprits. Toutes ne sont pas incinérées mais exposées pour le repos de l’Esprit. Qui décide si l’esprit de la poupée préfère l’incinération ou l’exposition, je l’ignore !

J’ai même pu assister à la remise d’objets par des Japonais. Une des statuettes, une sorcière japonaise, m’a vraiment tentée mais on ne récupère pas un objet dédié aux Dieux, surtout s’il est déjà occupé par un Esprit. Dommage car elle était exceptionnellement belle.

Ce que j’ai trouvé également très particulier est l’agencement de tous ces bibelots. Ils sont classés par thème, style, époque, couleur et leurs alignements ne choquent pas le regard. Au contraire, l’ensemble est harmonieux. J’ignore combien de statuettes sont exposées mais je sais qu’en 2011, le temple aurait reçu plus de 1000 objets. Multipliez par le nombre d’années d’existence du temple et vous aurez le résultat. Je pense que certaines poupées feraient le bonheur de collectionneurs ou d’antiquaires.

Le Onsen du bord de mer

De l’autre côté de la rue, tout proche du temple, se trouve un excellent restaurant traditionnel qui est également hôtel et onsen. J’y ai testé le onsen sur le toit avec vue sur la mer et les bateaux. J’ai pu apprécier le vent du large qui rafraichissait mon visage pendant que mon corps fondait dans les 45° du onsen. Puis je me suis sacrifiée encore pour le repas. Excellent bien sûr, que ce soit au niveau de la fraicheur des produits que de leur préparation. Pour choisir, ce fut sur photos uniquement. La contrepartie d’un certain exotisme conservé lors d’un voyage au Japon est la quasi absence de l’usage de l’anglais.

Kobe

Certaines villes me charment alors que je ne m‘y attends pas. D’autres me font l’effet inverse. Je n’ai pas accroché avec la ville de Kobe, trop grande peut être, trop commerciale, trop européenne je crois. C’est un des premiers ports à s’être ouverts au négoce avec l’Occident. Elle héberge environ 1.5 million d’habitants.

Je ne la connaissais que pour son grand tremblement de terre de 1995 dont les images choc avaient été diffusées sur la télévision française. Et pour son bœuf de Kobe.  J’ignore où il pousse, ce brave bœuf tant cette ville est industrielle. Dans de grandes caves ? Ou dans une lointaine campagne ? Pour mémoire, je rappelle que ces bœufs interdits d’exercice physique sont choyés, massés avec de la bière ou du saké, qu’ils écoutent de la musique classique et évitent tout stress.

Je l’ai testé et j’ai reconnu la viande au montant de l’addition. On dit que la viande est si tendre qu’elle peut se découper avec des baguettes. Moi, j’avais un couteau à beurre et une fourchette à disposition et je pense que j’ai eu le seul bœuf haltérophile de l’histoire tant la viande était dure. Celui gouté en France correspondait plus à l’idée que je m’en faisais.

Arima onsen

Une petite ville mérite le déplacement au-dessus de Kobe. Il s’agit de la bourgade d’Arima Onsen, station thermale très connue et appréciée des Japonais. Si vous pouvez y séjourner une nuit, c’est l’idéal pour éviter les hordes de touristes nippons qui l’envahissent en journée. En revanche, réservez tôt pour obtenir une chambre. Je n’ai pas eu cette chance.

Le cœur de ce village consiste en une longue rue de maisons traditionnelles, qui accueillent restaurants, snacks et boutiques de souvenirs. J’y ai dégusté de l’anguille avec toujours le même plaisir. En revanche, les places assises sont rares et il faut se préparer à l’attente pour pouvoir manger. L’addition fut très raisonnable.

Si tant de touristes inscrivent Arima Onsen sur leurs tablettes de voyage, ce n’est pas seulement pour la beauté de sa rue principale. C’est surtout pour ses onsens. Ici, ils proposent deux eaux différentes, la Gold et la Silver (on dirait que je parle de cartes bancaires !). L’eau Gold ou Kinsen, riche en sel et fer est efficace contre les douleurs dorsales, les articulations douloureuses, les problèmes de peau, une mauvaise circulation sanguine, les cicatrices. Ellece est plus couleur rouille que couleur or. L’eau Silver ou Ginsen, riche en dioxyde de carbone est efficace contre l’hypertension artérielle, la mauvaise circulation artérielle, les problèmes cardiaques et la perte d’appétit. Sa couleur est en effet très légèrement argentée.

J’ai testé la Kinsen et c’est étrange d’être dans un onsen sans rien voir de son corps immergé. Je ne garantis pas les effets à long terme mais comme d’habitude, je me suis détendue dans cette eau à 45° avant de regagner Kobe où je dormais.

L’eau couleur or, parait-il

Conclusion provisoire

La semaine prochaine, vous saurez tout de ma balade depuis Kobe jusqu’à Kurakashi en passant par le centre des tremblements de terre.

En attendant, excellente semaine à vous. Et si le sujet vous interesse, je vous conseille de jeter un oeil sur ma chaine Youtube. depuis début février, les vidéos sont consacrées au Japon. Bon visionnage.

En attendant, excellente semaine à vous. Et si le sujet vous interesse, je vous conseille de jeter un oeil sur ma chaine Youtube. depuis début février, les vidéos sont consacrées au Japon. Bon visionnage.

https://www.youtube.com/seniorsenvadrouille2/?sub_confirmation=1

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2 comments

  • Kobe, Kobe, je suis déçue que ce soit si industriel, je ne m’en faisais pas du tout cette idée là. Comme quoi ?! Dommage aussi pour le bœuf, ici, on en a de l’extrêmement fondant, quand on va au
    Stonegrill Steakhouse Koné. Comme quoi, on se plaint, on se plaint mais on a de belles choses à porté de mains 😉 @ la semaine prochaine alors.

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