festival Le rêve de l’Aborigène ou quand l’Australie nous poursuit en France

Festival Le rêve de l’Aborigène

 

Vous le savez sans doute si vous nous suivez, nous avons passé 6 mois en Australie récemment. Nous vous avons raconté nos aventures au fil des articles . Le dernier fait le point sur ce que ce pays nous a apporté.

Nous y avons appris beaucoup de choses et je me suis intéressée, un peu par hasard, au fil des jours aux aborigènes et à leur histoire. Et j’ai décidé de réaliser des vidéos sur ce sujet encore très sensible en Australie.

Aujourd’hui, vous pouvez regarder la première vidéo sur ce sujet sur notre chaine Youtube Seniors en Vadrouille

Imaginez, alors en plein travail de réalisation de ces vidéos, je suis tombée par hasard sur une publication qui parlait du festival « Le Rêve de l’Aborigène ». Vous connaissez ? Moi, pas du tout ! Nous revenions d’Australie. Je triais, sans pause, des infos sur les Aborigènes. Comment résister à ce clin d’œil du destin ? J’ai suivi l’excellent conseil d’Oscar Wilde que j’adore :

« Pourquoi faire à une tentation l’honneur de lui résister ? »

Et j’ai réservé les billets. Direction Airvault pas très loin de Poitiers.

Arrivée au festival “rêve de l’Aborigène”

Première surprise :

En cherchant un lieu d’hébergement, j’ai découvert que le camping y est gratuit pendant la durée du festival. Pour nos vieux os qui réclament un peu plus de confort, les divers hébergements offrent quasi tous des réductions pour la durée du festival. Je mettrais à la place des trois phrases précédentes : Bien loin des envolées tarifaires dont nous avons tous l’habitude dans ce genre de circonstances. Fait d’autant plus remarquable que ce festival affiche complet à chaque édition. Et les prix proposés sont déjà très corrects. Nous en avons profité pour loger dans le Vieux Château, lieu chargé d’histoire, bien aménagé et très confortable.

Deuxième surprise :

La petite ville qui accueille ce festival est charmante et mérite le déplacement. Ce n’est que demeures anciennes, ruelles, petits magasins et population agréable. Plusieurs batiments se visitent. Beaucoup sont gratuits. Adressez-vous à l’office de tourisme local, ils peuvent vous indiquer tous les lieux à ne pas rater. En cette place pour l’agrément de votre vie, voire rêveries, les vieilles pierres filtrent ici sous une douce désuétude, la présence aimable de quelques facettes humaines.

LE FESTIVAL

Il y a beaucoup à dire sur le festival mais bien plus à vivre. Existant depuis plus d’une dizaine d’années,   il est très particulier sur plusieurs points :

  • Il est 100% garanti sans alcool. Et je vous assure que cela change beaucoup le ressenti de la fête.
  • Il est familial, tous les âges se mélangent sans jugement, sans critique.
  • Il est écolo et respectueux de la nature.
  • Les nombreux bénévoles font un travail exceptionnel. Plusieurs milliers de personnes participent à cet évènement annuel.
  • Sur place, la nourriture est garantie bio, équitable. Que vous soyez vegan, sans lactose ou sans prise de tête, vous trouverez votre bonheur quand la faim vous saisira.
  • Les stands d’artisanat et de musique : la priorité est donnée aux produits issus de créations artisanales (pas de revente) et pour les stands musique qui font de la revente, l’origine des instruments proposés est la plupart du temps connue et exposée.
  • Beaucoup de locaux nous ont affirmé que le lieu où il se déroule est encore plus propre à leur départ qu’à leur arrivée !

  • Vous avez planté votre tente sur la grande prairie : la cuisine communautaire n’attend que vous. Vous pouvez tout utiliser à condition bien sûr de rendre le matériel propre et en bon état.
  • La programmation musicale : à la base axée sur le didgeridoo, elle s’est élargie aux musiques des peuples premiers.
  • Les différents ateliers :
  • Jeu du didgeridoo traditionnel ou contemporain,
  • Apprentissage du chant diaphonique, de la guimbarde, du chant classique…
  • Écologiques : écoconstruction, nourriture et production biologique, maraîchage, microbiologie des sols
  • Éthologiques : informations sur les peuples indigènes dans le monde, situation et évolution des aborigènes d’Australie, etc
  • Vie alternative : éducation, santé, nutrition, etc
  • Et beaucoup d’autres : relaxation, contes…
  • Le pole enfant propose différentes activités dont un grand spectacle, écrit et réalisé par les enfants et présenté sur la scène principale.
  • La scène alternative est une jolie découverte pour des talents en devenir. J’y ai vu et entendu de très bons artistes.
  • Enfin, le pole Accueil canin permet de laisser ses animaux entre les bons soins des bénévoles.

L’ambiance

Ah l’ambiance ! Mon énorme coup de cœur. Il est impossible de ne pas se laisser emporter par cette ambiance bon enfant, paisible. Les enfants jouent, courent, crient, se roulent dans l’herbe. Le manège de chevaux de bois à énergie humaine est superbe. Les adultes se reposent, écoutent la musique, chantent, dansent. Peu importe, chacun est libre de vivre et ressentir le festival comme il l’entend dans le respect de l’autre.

Comme les mots me manquent pour partager avec vous mon ressenti, voici quelques images :

Je laisse la plume à Senior :

Je vois ma Séniorette en peine pour témoigner de ce que nous avons vécu à ce festival, alors que plusieurs semaines après, sa présence nous imprègne encore.

Ici, j’y vois une qualité rare. Le cadre est agricole : prairies, bois et rivière. Certes il est simple et commun mais la foule qui s’éparpille le fait en s’y fondant. À Airvault, la nature se voit reconnue en support toujours opportun des besoins singuliers du festival. Le chapiteau de la scène principale est plus que servi par deux arbres monumentaux ouvrant sur un petit bois ; les groupes de visiteurs dessinent sur le pré l’ombre de quelques colossaux conifères isolés ; les parcs autos et vans des exposants se deviennent à peine sous l’exposition de tentures multicolores… .

Les dimensions des prairies ouvrent facilement à de surprenantes vues en perspective. Si le nombre des visiteurs est toujours maximum et que les attractions peuvent être à l’origine de regroupements importants, l’espace personnel n’est jamais envahi et l’oppression est absente.

Nous avons pu voir à l’invitation des artistes musiciens leur vaste auditoire se transformer intégralement en une gigantesque et impressionnante farandole sillonnant joyeusement une grande partie du pré.

Aux stands des artisans il y a juste des informations prenant pour élégance l’absence d’incitation à l’achat. Les références attenant à l’écologie ne donnent pas lieu à un prosélytisme insistant…

Chacun va de sa singularité, sans ostentation, tranquille naturellement admis par le groupe où un signe d’intolérance serait une évidente impolitesse. Les différences semblent participer à la fédération. Le naturel apparaît spontanément, diffusé par l’environnement. Imprégné, on arrive à se surprendre apprécier le spectacle en nous de notre propre décalage à nos routines de pensées.

L’ambiance de ce festival dans une, somme toute banale campagne française, toutes propositions gardées, m’a remis en tête le film de Coline Serreau « La Belle Verte ». Comment une population extraite au hasard d’une société de consommation, si bigarrée et que seule l’inscription à cette rencontre unie, peut-elle développer une telle harmonie en respect de la nature ? Une magie humaine loin des ordinaires organisateurs autorisés économiques, politiques et autres prêcheurs … ? Un clin d’œil des aborigènes d’Australie que nous n’avons pourtant que peu vus malgré nos six mois passés sur place ? Le souffle du didgeridoo (seule présence australienne ostensible) aurait-il un pouvoir ? Il est vrai que bien joués les sons qui en sortent peuvent être envoûtants.

Un petit bout d’ambiance

festival Rêve de l’Aborigène

 

Conclusion provisoire :

Si après la lecture de cet article, vous ne pensez plus qu’à y assister à votre tour, sachez que le nombre de places disponibles sont limitées. Dès le début 2019, notez sur votre agenda de vous enquérir des places soit à la journée, soit pour la durée totale du festival. Je vous conseille l’immersion totale si le camping vous convient…

Et excellent festival à tous !

 

mots clés ayant permis aux internautes de trouver cet article:

  • image évoquant lamérique latine

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

* * Cette case à cocher est obligatoire

*

J'accepte

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.