DE MELBOURNE A ADELAIDE ou la suite de nos aventures australiennes

Byron Bay

Continuons notre découverte de l’Australie. Après Sydney en partant à droite, Sydney en partant à gauche, nous voilà dans la région d’Adélaïde. Nous détaillerons Melbourne ainsi que Adélaïde dans un prochain article. Pour l’instant, intéressons-nous aux merveilles à découvrir entre ces deux villes et il y a de quoi s’occuper. Bien sûr, nous parlerons de la Great Ocean Road mais il n’y a pas que ceci à voir, je vous assure. Mais pour respecter la réalité, ce sera plutôt depuis Adélaïde jusqu’à Melbourne.

 

Depuis Adélaïde jusqu’à Melbourne

C’est parti

 

L’Ile Kangourou :

située au large de Cape Jervis, à quelques 13 kilomètres de la cote australienne,  en dessous d’Adélaïde.

La plus belle plage de l’ïle Emu bay nous parait largement surcotée. Nous en avons vu de plus belles, plus blanches et plus isolées sur la Côte d’Emeraude. Le ferry a un cout élevé et la visite de l’île ne se justifie que par le parc à l’extrémité Est. Là, nous y avons admiré les Roches Remarquables et Admiral Arch. Bien que j’aie vu des photos avant d’y aller, j’ai été surprise par la taille des roches en question, par leur aspect et leurs couleurs. Elles sont incontestablement remarquables et peuvent valoir à elles seules le déplacement.

Bien sûr, il est possible d’y rencontrer des wallabies et même des phoques à fourrure. La majorité de l’île nous a paru monotone du fait de la terre brulée par l’élevage et l’agriculture à l’exception de l’extrémité Est de l’île où la flore reprend son harmonie, et d’un jardin « fou » découvert en chemin.

Mont Gambier :

ville ou la concentration en bâtiments coloniaux est la plus forte d’Australie. Surtout réputée pour la couleur bleu ciel de son son Lac Bleu l’été alors que les autres restent imperturbablement gris (simple curiosité qui serait due à la dissolution accentuée de cristaux de calcite les mois chauds). Il est possible de faire le tour à pied de cette formation volcanique, comme beaucoup de locaux le font pour s’entretenir. En tant que touristes, vous aurez des points de vue différents sur le lac. Un jardin souterrain en plein centre-ville avait attiré mon attention mais il s’est révélé une poubelle à ciel ouvert avec jets de chariots de supermarchés, bouteilles de bière et tutti quanti. Dommage.

Portland 

Si cette ville n’a pas d’intérêt particulier en elle-même elle est le point de départ de la Great South West Walk : une balade (à pied) en boucle de 250 kms. Bien sûr, si vous n’avez ni le temps ni le courage de la faire en entier (mais l’envie y sera toutefois), vous pouvez nous imiter, en vous arrêtant à des endroits notoires :

 

  • Cap Nelson : laissez la voiture et baladez-vous. Nous avons eu ensuite le rare privilège de voir, un très court instant, un échinidé (vidéo). Enfin, allez jusqu’au phare déguster un repas ou un simple encas dans un endroit au charme discret.

 

  • La forêt enchantée, étroite bande de forêt côtière, est le lieu rare de conservation d’un espace végétal cher aux aborigènes. Elle ne vole pas son nom pour qui laisse le charme opérer. Les arbres autrefois abondants sur la côte et vitaux pour les aborigènes – surtout pour leurs capacités médicinales – ont été ravagés sur la majorité du territoire australien et utilisés comme bois de chauffage par les colons).

  • Cap Bridewater : Comme nous, empruntez les chemins de randonnée pour découvrir des points de vue exceptionnels, admirer les falaises spectaculaires et traverser la Foret Pétrifiée. Présentée comme une forêt fossilisée, c’est un phénomène de concrétion qui a créé ce paysage lunaire. Essayez de voir les différences entre les phoques de Nouvelle Zélande et ceux d’Australie. Chacun leur territoire, pas de mélange. Sectaires, les phoques ? En chemin, une petite pensée : ici se situe le point le plus élevé de l’Etat du Victoria à  125 mètres ! Tout de même !

  • Ne ratez pas Discovery Bay où la mer présente une couleur de bleu peu fréquente, quasi exceptionnelle. C’est une plage fréquentée par les surfeurs sans peur qui décrit un arc de 4 kms sur fonds de dunes immaculées.

 

  • Ne manquez pas l’embranchement « Bungy Dunes» entre Cap Bridgewater et Cap Nelson. La Great South West Walk y passe et des émeus y ont élu domicile dans ce vaste territoire de sable. Un avant-gout du Sahara pour Senior. Nous avons eu la chance de voir des grues en prime en nous y rendant. D’ailleurs, si quelqu’un parmi vous peut me dire leur nom exact, il en sera remercié.

 

Laissons la Great South West Walk pour continuer vers Melbourne :

 

Port Fairy

petite ville surprenante de bord de mer où les traits positifs des australiens semblent se réunir :

  • Stèle d’excuse aux aborigènes, la première et la seule que nous ayons vu pour l’instant.
  • Simplicité pratique dans l’exécution des habitations et de l’infrastructure urbanistique et portuaires sans omettre charme, durabilité, bon sens ;
  • Calme et douceur de vivre ;
  • Une certaine aisance non affichée par rapport au niveau français ;
  • Sans oublier l’habituelle gentillesse des personnes et les bien pratiques et traditionnels WC publics.
  • Petite presqu’île attenante agréable à parcourir.

 

Tower Hill :

parc national un brin surfait qui nous restera en mémoire pour avoir vu à deux reprises un lézard à queue plate et courte. Ici, les émeus sont parfaitement domestiqués, ce qui en diminue l’attrait.

Warrnambool

pour la balade le long de la côte en face d’une petite île interdite au public où des petits pingouins ont été protégés des différents prédateurs par des chiens pour éviter leur extinction. Et ces chiens ont été efficaces. On peut admirer leurs photos en bout de promenade.

Great Ocean road

La route commence à Warnambool (ville dont le nom m’a paru impossible à prononcer) et se termine à Torquay. Sur cette portion ultra-touristiques, difficile d’échapper aux bus de touristes. C’est donc en masse que nous avons découvert les trésors géologiques. Je plaisante, juste un peu. Si en effet, de très nombreux touristes se pressent pour prendre des photos et selfies d’un lieu, ils s’éloignent assez peu de leur véhicule pour la grande majorité d’entre eux. Donc, en marchant, on peut avoir la sensation d’être quasi seuls au monde. Et c’est parti :

  • Bay of Islands là nombreux récifs, falaises et brume fréquentes provoquent de nombreux naufrages
  • Bay des Naufragés, zone plus particulièrement réputée pour le nombre de naufrages.
  • London Bridge : il était autrefois possible de s’y promener. Jusqu’en 1990 où la majorité s’écroula, laissant deux touristes terrifiés. Ils ont été secourus par hélitreuillage, de quoi leur laisser des souvenirs impérissables.
  • Loch Ard Gorge ou l’Arche et sa mignonne petite plage, lieu d’un terrible naufrage. Sur 127, deux personnes survécurent quand le vaisseau s’écrasa contre les falaises, un jeune homme et une jeune fille. Non, contrairement à la légende, ils ne se marièrent pas, la jeune fille reprenant le premier paquebot venu pour retourner dans son Irlande natale.
  • Les Douze Apôtres: la portion la plus célèbre de cette route, la plus photographiée et je l’avoue, une des plus belles. Ce sont des pitons rocheux, isolés dans la mer, attaqués par la mer, les embruns, le sable et le vent. Autrefois appelé « La truie et des petits cochons », le nom a été modifié pour plus de « visibilité ». Mérite amplement le détour. Vraiment magnifique. Obligation de se garer sur l’immense parking réservé aux visiteurs et continuer à pied. Il est aussi possible d’aller à pied des 12 Apôtres jusqu’au Gibson Steps, marches taillées dans la roche descendant jusqu’au sable. Egalement possible de survoler cette zone en hélicoptère. Pas donné mais ce doit être féérique au soleil couchant. Sur la route, de nombreux points de vue « Lookout » méritent un arrêt. Si tous ne sont pas fabuleux, il serait dommage de rater les plus impressionnants.
  • Kennet River : pour voir des koalas de façon certaine dans les arbres derrière le camping. J’ai vu pour la première fois un koala se nourrir. Saviez-vous que les feuilles d’eucalyptus sont un poison, même pour eux ? C’est la raison pour laquelle ils choisissent avec soin les feuilles les plus vieilles, moins riches en toxiques pour se nourrir. Gestes lents garantis.
  • Wye River : un camping se trouve dans un emplacement de toute beauté, encadré par des falaises. Même si vous n’y logez pas, prenez le temps de vous y balader. Tout en fin de camping, une promenade facile vous emmène jusqu’à une charmante rivière
  • Champ de kangourous : non, aucun lieu ne s’appelle ainsi mais c’est ce que nous avons pu voir en rentrant au crépuscule une ribambelle de kangourous tranquillement installés pour leur repas du soir en plein champ, juste après Sheoak Falls (triple chute d’eau, chemin bien balisé).
  • Lorne : petite ville balnéaire, elle mérite un arrêt pour ses cascades. Grimpez jusqu’au Teddy Lookout (ou utilisez la voiture) pour un point de vue assez exceptionnel sur la mer puis à vous les Erksine Falls magnifiques chutes d’eau situés 300 mètres en dessous du niveau de la mer (si !), de 30 mètres de haut. A ne pas rater, magique. Il est même possible d’aller tester la température en dessous de la chute. J’ai laissé des ptits jeunes le faire, Senior n’étant pas tenté.
  • Geelong : pour ses nombreux bollarts décorés et la promenade le long du port. (Une ville semblant mêler activités, épanouissement de se habitants et calme avec intelligence selon Senior.

 

Plus loin de Melbourne mais mérite le détour :

  • Ballarat : ville de chercheurs d’or. Ambiance singulière, vieux bâtiments de l’époque coloniale.
  • Bendigo : cette ville de chercheurs d’or a attiré beaucoup de chinois, ce qui lui laisse un caractère original. Empruntez le vieux tramway touristique, prenez vous pour un chercheur d’or dans la mine attenante au dépôt, visitez le Bendigo Joss House Temple où le guide bien blanc nous a régalé de l’histoire du lieu et de ses occupants. Evitez-vous la visite du Great Stupa dont la construction devrait prendre un nombre certain d’années encore. Cependant, celle du Golden Dragon Museum est indispensable avec le dragon le plus ancien et celui le plus long. On apprend beaucoup sur l’histoire de la ville et l’empreinte positive de cette communauté.
  • Maldon : petite ville (une rue principale, village en France) d’un charme ancien où l’actuel s’est adapté, une des plus typique de la ruée vers l’or. Nous avons cédé au confort selon le début du siècle dernier en empruntant un vieux train (wagon, la motrice est diesel), charme et luxe que l’habituelle primauté des objets sur l’humain de notre monde moderne a perdus. 10 km en ¾ d’heure jusqu’à Castlemaine.
  • Halls Gap : je vous reparlerai de cette ville dans l’article sur les aborigènes. Le centre culturel y est particulièrement réussi. Le Brambuk Cultural Centre propose une introduction à la culture aborigène à travers l’histoire locale, les chants, les légendes. Un documentaire (payant 2 dollars) est projeté dans le théâtre adjacent. Pour vous donner un avant-gout, saviez-vous que 98% des aborigènes ont disparu depuis la colonisation ?Nous vous avons donné de quoi vous occuper durant votre prochain séjour en Australie. La semaine prochaine, nous vous emmenons un peu plus au Nord visiter Adelaïde et les Flinders Range, ou le début de l’Outback.

 

 

Comme d’habitude, si vous connaissez le lieu dont nous vous parlons, si vous remarquez une inexactitude ou si vous désirez en savoir plus, pensez à le noter en commentaires. Nous vous répondrons, promis.

 

 

2 comments

  • Chimène

    Concernant les grues de Bungy Dunes:
    En 1 926, la Royal Australasian Ornithologists Union, association de protection des oiseaux, leur donna le nom officiel de grue Brolga (Grus Rubicunda). Brolga, nom dérivé d’une langue aborigène, signifie grue amie de Kondili la baleine.

    Répondre

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